«Le ministère de l’Industrie et des Mines est en passe de coordonner avec le ministère des Finances, en vue de réexaminer l’amendement des listes négatives et services éligibles à bénéficier des avantages d’investissement», a annoncé M. Youcef Yousfi.

Le ministre, qui a répondu à une question orale du député Messaoud Bouderradji, du Rassemblement national démocratique (RND), lors d’une séance plénière, a fait savoir que cet examen a pour but d’élargir le domaine des activités bénéficiant de ces avantages. 

En effet, M. Yousfi a indiqué que la modification des listes se fait sur la base d’une décision émise par le Conseil national de l’investissement (CNI) portant amendement des dispositions du décret exécutif du 5 mars 2017 fixant les listes négatives, les seuils d’éligibilité et les modalités d’application des avantages aux différents types d’investissement. 

«Parmi les activités devant bénéficier, à nouveau, de ces avantages : la production des eaux minérales, les transports publics, les chambres froides, la production des matériaux d’emballage et la location d’équipement agricole», a-t-il énuméré, tout en affirmant que l’élargissement de la liste des activités éligibles aux avantages stimulera l’investissement dans plusieurs wilayas. 

Le ministre a estimé, à ce propos, que l’équilibre régional à travers tout le territoire national est considéré comme l’un des objectifs essentiels de la loi sur l’investissement, promulguée en 2016, qui apporte un système complémentaire, en vue d’attirer et de promouvoir les investissements, selon un système progressif reposant sur trois types d’avantage, à savoir les avantages communs, les avantages supplémentaires et les avantages exceptionnels.

Évoquant le cas de la wilaya de Médéa, une wilaya à vocation agricole par excellence, le premier responsable du secteur a fait remarquer que vingt communes de cette wilaya avaient été inscrites sur la liste des régions dont le développement requiert une contribution particulière de l’État et dont les projets qui y sont implantés bénéficient des avantages supplémentaires qui sont stipulés par la loi. 

La wilaya comprend 16 régions d’activité, trois zones industrielles et un important parc industriel en phase de réhabilitation, s’étalant sur une surface globale estimée à 1.000 hectares. 

«La réhabilitation des ces terrains industriels a nécessité plus de 351 millions de DA qui ont été affectés à la réhabilitation des deux zones industrielles, Harbil et Berrouaghia, ainsi qu’à une zone d’activité à Ksar El-Boukhari», a-t-il dit. Aussi, pas moins de 910 projets inscrits a Médéa auprès de l’Agence nationale du développement des investissements (ANDI), entre 2002 et 2018, dont des projets avec des capitaux nationaux et d’autres en partenariat avec des étrangers, moyennant un montant global dépassant les 97 milliards de DA. Ceci permettra, selon le ministre, de créer pas moins de 11.000 postes d’emploi directs, en cas d’entrée de ces projets dans la phase d’exploitation.

«Ces projets sont répartis sur sept secteurs importants, dont chacun est au service de la population de la wilaya, et se concentrent, pour la plupart, sur les secteurs des Transports, de l’Industrie, des Travaux publics, des services, de la Santé et du Tourisme», a expliqué le ministre. 

Vers la réouverture de l’usine de production de levure à Guelma

Par ailleurs, et en réponse à une question orale du député de l’Assemblée populaire nationale (APN), Hassan Laribi (alliance Adala-Ennahda-Bina), M. Yousfi a annoncé que le groupe industriel Agrodiv était en contact avec 12 opérateurs nationaux activant dans l’industrie des levures, pour relancer l’usine de production de la levure alimentaire dans la commune de Bouchegouf (Guelma), fermée depuis 2002. 

Le ministre a mis en avant l’importance de cette opération dans la réduction de la facture d’importation de ce produit de large consommation. 

«Cette usine a arrêté son activité début 2002, en raison de la vétusté de son matériel datant des années 1980, et de l’absence de stations externes de filtrage et de traitement des déchets industriels, indispensables à l’exercice de ce type d’activité industrielle», a expliqué le ministre. 

Il a ajouté, a ce propos , que dans la perspective de relancer cette usine, le groupe Agrodiv a eu des négociations avec un partenaire étranger, pionnier dans l’industrie des levures, mais sans parvenir à un accord satisfaisant pour les deux parties, en raison de considérations économiques et juridiques n’ayant pas permis de répondre aux conditions du partenaire étranger. 

«Le groupe s’est ensuite orienté vers des opérateurs nationaux, pour la relance de l’activité de l’usine, en leur demandant de fournir des études technico-financières exhaustives pour le développement des équipements de production», a indiqué M. Yousfi.

Il a également noté que le groupe est actuellement en contact avec 12 opérateurs spécialisés dans ce type d’industrie. L’exploitation du projet, qui se fera immédiatement après la finalisation de ces études, permettra de créer des postes d’emploi directs et indirects dans la région, en sus de contribuer grandement à réduire la facture des importations de ce produits. «Il y a une vraie volonté politique pour relancer le secteur de l’industrie qui connaît une dynamique dans tous les segments d’activité», a-t-il conclu. 

Synthèse de :

 Sarah A. Benali Cherif

Projet du film l’émir Abdelkader 

Gelé pour des raisons techniques

 Le projet de production d’un film sur la vie du fondateur de l’État algérien moderne, l’émir Abdelkader, est toujours d’actualité. C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi. Répondant à une question d’un député, lors d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre a, cependant, fait savoir que le compte consacré au financement de cette œuvre cinématographique est gelé jusqu’à nouvel ordre. «Ce projet, confié au début à l’Agence algérienne du rayonnement culturel (AARC), a été gelé, pour des raisons techniques et logistiques liées principalement au scénario et au décor», a-t-il expliqué. M. Mihoubi a rappelé que le projet a été relancé en 2011et financé par l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA), à hauteur de 2 milliards DA.  «Le projet du film sur l’émir Abdelkader sera maintenu jusqu’au déblocage des fonds, pour la production d’un grand film qui serait à la hauteur de cette figure historique», a-t-il dit. 

 Aussi, le ministre a rappelé qu’un acte notarié a été établi entre l’AARC, et le producteur franco-américain portant sur le montant affecté au réalisateur et au producteur pour la réalisation de ce film. Par ailleurs, et pour ce qui est des procédures à suivre pour la restauration de la mosquée Sidi Ghanem, dans la wilaya de Mila, M. Mihoubi a annoncé que son département avait débloqué récemment une enveloppe estimée à 140 millions DA pour la restauration de ce monument historique, deuxième ancienne mosquée d’Afrique et du Maghreb. 

«Après la levée du gel sur l’opération de restauration de cette mosquée, un bureau d’études algérien a été chargé de l’élaboration d’une étude qui est déjà en cours», a-t-il dit. Il y a lieu de dire que la mosquée Sidi Ghanem, érigée sur les vestiges d’une église romaine par le compagnon du Prophète (QSSSL), Mohadjer Abu Dinar, en 59 hégire (678 Apr JC), est l’une des plus vieilles mosquées d’Afrique remontant aux conquêtes musulmanes en Afrique du Nord. 

S. A. B. C.

Jeunesse et sports dans la wilaya de Chlef

De centaines de projets réalisés

«La wilaya a vu l’inscription de 196 opérations qui ont donné lieu à 650 projets, avec une autorisation de programme de 11 milliards 656 millions de DA répartis sur 239 projets achevés et réceptionnés et 108 en cours de réalisation», a fait savoir le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab. Le ministre, qui a répondu à une question orale du député Youcef Rekkouche portant sur l’absence de stades à pelouse artificielle dans la wilaya de Chlef, a fait savoir que les chiffres démontrent, d’une manière claire, l’importance qu’accorde le gouvernement à la jeunesse algérienne, en générale, et chélifienne, en particulier. 

Il mettra en exergue, à ce propos, la réalisation de 15 stades de football, 37 autres à pelouse artificielle et 6 au sein de complexes de proximité.

Le ministre avait indiqué que le nombre de stades réalisés et équipés de pelouse artificielle dans la wilaya de Chlef s’élevait à 58, et que 10 autres seront bientôt réceptionnés, affirmant que son département veillait à assurer un équilibre entre toutes les communes de la wilaya. 

De son côté, le parlementaire M. Rekkouche a appelé le ministre à effectuer une visite, non pas pour inspecter les mêmes projets en ignorant d’autres, comme le Centre de préparation et de regroupement de l’élite sportive de Chlef (CREPS).  Il dit également que le secteur du Sport dans la wilaya de Chlef a bénéficié, ces dernières années, de 1.300 milliards de centimes, mais les jeunes sont privés d’un stade à pelouse artificielle. «Le rapport de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) sur le secteur du Sport fait état de l’affectation d’une enveloppe de 1.300 milliards de centimes, alors que les jeunes de la wilaya sont privés de ce genre de stades», a-t-il regretté. 

S. A. B. C.

Auteur: elmoudjahid
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