Après le décès de l’Italien Giovanni Stefanni et les hommages qui se sont multipliés, les participants ont affirmé être plus que jamais déterminés à poursuivre la compétition jusqu’au bout. Avec cet événement, la quatrième étape initialement prévue mercredi, a été décalée à jeudi.
Dès 7h30 les compétiteurs, toutes catégories confondues, étaient déjà débout près de leurs engins s’assurant que sur le plan technique tout était au point. Peu avant le top départ, un notable s’est approché pour souhaiter bonne chance aux compétiteurs. Cheikh Ali a mis à profit cette opportunité pour nous confier être «très heureux» de voir qu’un tel événement ait été organisé dans sa région. Celui-ci a également tenu à nous sensibiliser sur le fait que «par mégarde plusieurs photos de Béni-Abbès sont utilisées pour illustrer Taghit alors que les deux villes sont bien distinctes». A 8h30 pile, le top départ est donné pour les motards qui se sont empressés d’accélérer dans un concert de vrombissement quittant, pour la dernière fois lors de cette édition, la reine du Sahara, Béni-Abbès, pour revenir vers Taghit l’enchanteresse. Contrairement aux autres jours, le ciel était plus ou moins couvert mais les températures toujours aussi élevées. L’étape du jour consiste à parcourir une distance de 215 km tantôt sur des dunes, tantôt sur de la piste rocheuse.
A la hauteur d’Igli, des enfants se sont rassemblés pour saluer les participants qui arrivaient par groupe. Rencontrée dans une pompe à essence, à la sortie de cette commune une équipe belge nous a confié être présente en Algérie pour la première fois. Cette dernière s’est dit très touchée par le sens de l’hospitalité des Algériens, qui est, selon cette équipe, «juste inégalable». «L’Algérie est radicalement différente de ce que rapportent les médias européens qui ne sont pas objectifs. Aussi, nous encourageons vivement les gens à venir faire leurs propres opinions sur place».
Il convient de signaler, enfin, que les vainqueurs de la quatrième étape, ont été pour la catégorie auto, Fritz A. Jessica Bahker qui conserve sa première place. Pour la catégorie moto, c’est l’Allemand Aronas Gelazminks qui a encore dominé pour la troisième fois consécutive. Pour la catégorie SSV, c’est le Français Patrick Rollin qui prend la première place. In fine, pour la catégorie Camion c’est le tandem allemand Enrick Nagui et Hubert Huk qui est arrivé en tête.
Une 5e étape pleine de promesses
Le lendemain jeudi, le coup d’envoi de la 5e étape du Tuareg Rallye a été donné à Taghit, les participants, tout aussi nombreux, se sont, à priori, remis du périple de la veille. L’étape du jour est un circuit fermé d’une distance de 150 km sur un parcours mixant dunes et pistes rocheuses. Sur la ligne de départ, plusieurs compétiteurs ont affirmé vouloir revenir, dans notre pays, pour les prochaines éditions. Ainsi, un compétiteur algérien résidant en France et souffrant de paraplégie nous a indiqué être un habitué des rallyes internationaux, mais que c’est la première fois qu’il participe à un rallye en terre algérienne. Selon lui, l’organisation n’a rien à envier à ce qui se passe ailleurs, elle est vraiment «parfaite».
Brahim Bekkouche a mis à profit cette opportunité pour faire part de sa volonté de terminer la compétition avec un bon classement, non sans espérer que plus d’espace puisse être dédié aux personnes à mobilité réduite.
De son côté, une participante allemande présente pour «le plaisir des yeux» nous a déclaré venir pour la première fois au Sahara, étant une amoureuse inconditionnelle du désert, éblouie par la beauté des lieux, «l’Algérie est, très sincèrement, un pays magique et d’une beauté à couper le souffle. Dès mon retour en Allemagne, je vais en parler autour de moi», a-t-elle affirmé non sans affirmer que l’organisation est «irréprochable». Dans ce sillage, une famille originaire de Blida qui s’est déplacée, dans cette région du sud du pays, exclusivement pour pouvoir suivre les différentes étapes du rallye nous a, également, fait part de ses impressions, évoquant sa «fierté» de voir le pays renouer avec des grands événements de cette envergure. «Nous sommes venus pour la détente et pour pouvoir observer le rallye. C’est une région d’une beauté époustouflante. Plein d’étrangers sont présents et nous pensons que c’est une occasion en or pour promouvoir l’image de marque de notre nation et pourquoi pas, développer un tourisme éco-responsable. Notre Algérie est belle, nous avons une richesse inégalable» a-t-elle dit.
Auteur: elmoudjahid
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.