La compagnie aérienne nationale, la Tunisair, jadis un des fleurons de la Tunisie, est de nos jours, devenue méconnaissable. Elle est devenue l’épave de ce qu’elle était. Elle croule sous les dettes, et sous le poids inimaginable des charges dont on a grevé ses finances, par rapport aux charges salariales, notamment.

Il ne s’agit pas, ici, de déterminer les responsables pour en être arrivé là. Car il faut se rappeler que, depuis 2011, toutes les parties politiques, administratives et même, sociales y ont contribué. On voudrait, plutôt, voir de plus près comment se comportent les premiers responsables de cette compagnie, pour ne serait-ce qu’essayer de limiter les dégâts.

Or, au vu de ce qui se passe, en ce moment, et depuis la prise de fonctions d’Anouar Maârouf à la tête du département des transports, force est de constater que ce que l’on veut, en réalité, c’est la liquidation pure et simple de la compagnie.

En effet, à peine il a mis les pieds dans ses nouveaux quartiers, Anouar Maârouf a émis, sans même prendre le temps d’étudier quoi que ce soit, son jugement concernant la compagnie aérienne, en la jugeant en grande difficulté, et difficilement récupérable. Il a, par la suite, annoncé que la compagnie est victime des caprices de ses cadres, avant de décider, tout dernièrement, que l’Etat ne lèvera pas le petit doigt pour la sauver.

Entre temps, il n’a pas cessé de harceler les personnels de la Tunisair avec des missions d’inspection et d’audit quasi quotidiens, qui sont pressenties comme du harcèlement, au niveau de la direction de la compagnie.

Devant ce comportement incendiaire du ministre par rapport à un des plus grands symboles du pays, on ne peut pas ne pas se rappeler que la Tunisair a, depuis des années, été dans le collimateur de grandes compagnies étrangères, et plus spécialement les compagnies turque et qatarie, qui ont fait savoir leur souhait de se la payer. Mais toujours faut-il que le prix à payer soit dérisoire.

Et si, on sait, par ailleurs que le ministre en question est le poulain du parti politique le plus proche des turcs et des qataris, et qui veille de façon très particulière à leurs intérêts en Tunisie, on serait tentés de croire qu’il semble être en train de saper la compagnie pour qu’elle soit la moins chère possible au rachat.

D’ailleurs, on pourrait se poser plus d’une question par rapport à la mission assignée par son parti à Anouar Maârouf, en lui confiant les transports, puisque depuis son arrivée à ce poste il ne cesse de faire des déclarations à propos de nombreuses sociétés nationales qui seraient en pré faillite et qu’elles sont quasiment irrécupérables.

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Auteur: Saber .
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