Le bilan macabre que retiendra l’histoire, du passage de l’actuel ministre de la santé par la case Bab Saâdoun, est sans appel.

Au moment de sa prise de fonctions, le 4 septembre 2020, le pays comptait 4.776 cas de covid+ et 93 décès. Quatre mois après, et à la date du 8 janvier 2021, le bilan est passé à 157.514 cas de covid+, et 5.153 décès. Vertigineux !!!

Donc, en procédant à un petit calcul, l’actuel ministre de la santé aura réussi l’exploit de cumuler 152.738 cas d’infection au covid, et 5.060 décès par cette même maladie. Ce qui lui fait la brillante moyenne de plus que 42 décès par jour. Et il ne faut pas oublier que ces chiffres doivent, pour donner toute leur valeur, être reportés à la population tunisienne de 12 millions d’âmes.

Et, par ailleurs, le ministre de la santé va pouvoir assumer, tout seul, le « mérite » de ce bilan. Car, il faut savoir qu’il a travaillé avec la même équipe qui a pu gérer de façon exemplaire, le premier pic de l’épidémie, sous la houlette de l’ex-ministre, Sonia Ben Cheikh, à part un ou deux éléments que le ministre Abdellatif Makki a du sacrifier pour faire plaisir à ses amis d’Ennahdha, en les nommant à leurs places. C’est dire que le problème est un problème de commandement !

Avec un bilan pareil, toute personne sensée aurait, immédiatement, présenté sa démission, histoire de laisser à plus compétent que soi, la tache de rectifier le tir et de venir au secours de la population.

Mais, avec ce ministre de la santé, il ne faudrait pas attendre de démission. Bien au contraire, se sachant sur le départ, lors de l’imminent remaniement ministériel, il s’agrippe, il s’acharne, il ne veut rien lâcher ! Il en est venu à se réfugier dans le giron du président de la République, voulant s’insinuer à travers l’évident désaccord que ce dernier a avec le chef du gouvernement, pour changer de camp, annoncer sa rébellion, en laissant entendre que c’est le chef du gouvernement qui refuse de se conformer à ses directives, et que si çà ne tenait qu’à lui, il aurait tiré le pays, et les gens, d’affaire !

Et la question qui se pose là, c’est de savoir si le chef de l’Etat va se laisser prendre à ce jeu, et par dépit envers le chef du gouvernement, garder le même ministre de la santé, sachant pertinemment qu’il est incapable de gérer la situation, en témoigne son bilan ? Ou, va-t-il le lâcher et faire appel à une vraie compétence au secours de ses concitoyens ?

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Auteur: Saber .
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