Chaque jour qui passe, on acquière un peu plus, la certitude que ce gouvernement fonctionne grâce à « La Baraka ». Toutes ses actions ne sont qu’approximation, et tâtonnements… On se rend compte qu’il n’y a aucune coordination entre les différents départements du gouvernement, surtout que la coordination est le maitre mot, dans les situations de crise, comme celle que vit le pays. Puisque toutes les décisions et actions que pense entreprendre le gouvernement doivent, obligatoirement, passer par l’approbation du ministère de la santé, ou de la commission nationale dédiée à la gestion de la pandémie, qui y siège. En effet, le gouvernement se doit, en ces circonstances, de n’entreprendre aucune action sans en évaluer les répercussions sanitaires, et les éventuelles interférences avec l’évolution et l’extension de l’épidémie, dans le pays.

Et force est de constater que çà n’a pas été le cas pour le ministère du commerce quand il a fallu publier, ce samedi, les démarches à mettre en œuvre en prévision de la réouverture des commerces, en cette période de confinement ciblé.

En effet, les services du ministère du commerce ont publié un premier communiqué pour annoncer la réouverture, à partir de ce lundi, 11 mai, de tous les commerces de prêt à porter et de chaussures. Mais, dix minutes, à peine, plus tard, les mêmes services ont du publier un autre communiqué, pour préciser que la décision annoncée dans le premier avis ne concernait pas les boutiques situées dans les malls et grandes surfaces, les quels devront attendre jusqu’au 14 mai, pour connaitre ce que leur prévoit le gouvernement. Et en attendant, ils devront rester fermés, de même que les boutiques situées à l’intérieur de leurs espaces.

Un revirement de positions qui laisse comprendre que la première décision n’a, apparemment, pas été soumise à l’approbation de la commission nationale du Covid, qui a émis son véto, à postériori. Dans lequel cas, cela n’augure rien de bon, de la part d’un tel gouvernement qui navigue à vue, et en tâtonnant, sans aucune stratégie valable, ni vision à moyen ou long terme. Mais, surtout, çà laisse planer des doutes sur les motivations des services du ministère du commerce, quand ils ont voulu faire passer leur décision, sans en référer à la commission. Pourquoi, et, surtout, pour faire plaisir à qui, ont-ils tenté ce passage en force ?

Et encore heureux que nous soyons en période de crise, et que la plupart des décisions ont été copiées par le gouvernement tunisien sur ses homologues dans les autres pays. On ne peut, alors, que redouter le pire, pour la suite des évènements, où la reprise va varier selon les pays, leurs priorités,  leurs situations et contraintes. Donc, et en l’absence de formule magique universelle, et ne pouvant, forcément, pas copier les décisions des autres pays, certains ministres tunisiens sauront-t-ils relever le défi, tous seuls, comme des grands ?  A voir les multiples insuffisances dont ils ne cessent de faire part, comme le présent couac de du ministère du commerce, il y a fort à parier que çà va être la galère !

61 Partages

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Auteur: Saber .
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.