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La fête de l’Aïd El Kebir était, déjà, partie du mauvais pied, avec les prix fous affiché pour l’achat du moutons, par ces spéculateurs qui n’ont aucun scrupule à plumer leur prochain, à la première occasion.

Mais, malgré tout, l’Aïd reste l’Aïd. Çà reste une occasion, parfois la seule durant l’année, pour les retrouvailles en famille, et pour déguster les bons plats de la maman ou de la Mamie. Et rien qu’à voir le trafic routier, ce samedi, et même, à partir de vendredi soir, sur les grands axes, on devine l’engouement des tunisiens pour de telles occasions. Des occasions pour se retrouver, pour rigoler, pour faire la fête… Mais c’était sans compter avec la SONEDE, qui a tenu, cette année à briller de mille feux, en gâchant la fête, avec ses incalculables coupures de l’eau courante, sur de nombreuses régions, qui ont atteint, pratiquement, tout le territoire. Pourtant rien ne laissait prévoir de telles « défaillances ». Surtout après une année assez pluvieuse, des réserves hydriques record, et des travaux de réfection et de réparation des conduites et des stations de pompages tout au long de l’année… Les déclarations des responsables de la SONEDE, les derniers jours, ont fini par rassurer les tunisiens quant à l’improbabilité de survenue de coupures d’eau, puisque ces responsables ont assuré qu’ils ont pris toutes les dispositions, pour tenir compte de la surconsommation d’eau pendant l’Aïd, ajoutée à celle exigée par la période de grandes chaleurs.

Mais quelle ne fut la surprise des tunisiens dans de trop nombreuses régions, en ouvrant le robinet, de n’entendre que le gargouillement des canalisations vides. Et en guise d’explication, ne voilà-t-il pas que le PDG de la SONEDE, leur déclare que ce qui se passait était de leur faute et que les tunisiens ont dépassé 80% des réserves d’eau accumulées dans les réservoirs de la compagnie, à peine une heure après la prière de l’Aïd. Ils n’en croyaient pas leurs oreilles et leurs yeux : Ils n’ont pas d’eau en ce jour de l’Aïd, où cette eau est plus qu’indispensable, et en plus, çà serait de leur faute !

Sans trop vouloir faire partie des adeptes des théories des complots, force est de suspecter qu’il y ait anguille sous roche, dans cette histoire !

Dans tous les cas de figure, une enquête sérieuse et rigoureuse devrait être diligentée d’urgence, pour déterminer les responsabilités dans cet état de choses, et il faudrait bien prendre les mesures qui s’imposent pour que pareils calvaires ne deviennent pas des habitudes chez les tunisiens !

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Auteur: Ramsis
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