Le docteur Jalila Ben Khalil, médecin réanimateur à l’hôpital Abbderrahmen Mami, à l’Ariana, a annoncé, ce vendredi sur radio Shems FM, que la pression sur le numéro d’appel 190 a nettement régressé, depuis quelques jours. Ce qui, conjugué à la diminution nette des nouveaux cas détectés ces derniers jours, laisse présager que ce à quoi nous avions attiré l’attention a fini par arriver. En effet, et sachant que la grande majorité des tests viraux pratiqués, concernent des personnes présentant une symptomatologie franche du covid19, il devient évident que les malades ressentant les signes de la maladie et craignant d’être malades préfèrent rester chez eux et cacher leur maladie, que d’appeler les services sanitaires, et demander de l’aide au risque de se voir arraché à sa famille et sa maison, et placé dans un centre de confinement, parfois assez éloigné de chez eux.
Nous avions attiré l’attention sur ce risque suite eu revirement dans la décision du ministère de la santé qui, après avoir demandé aux gens de rester chez eux, en auto-confinement, a décider de changer l’arme d’épaule, et de décider de faire interner les malades selon la gravité de leurs signes, à l’hôpital, ou, au mieux, dans un centre de confinement.
Maintenant, ce qui reste à craindre, pour les prochains jours, c’est une augmentation du nombre relevé des formes graves de la maladie, voire, carrément, de décès, à cause de cette réticence des malades à se manifester.
Du coup, il faudrait opérer un virage dans la campagne de sensibilisation, pour en appeler aux membres des familles des malades pour leur expliquer que le fait de cacher l’état de leur parent pourrait lui être fatal.
C’est ce genre d’aléas qui arrivent inéluctablement, quand on procède avec une approche hésitante, balbutiante, ou quand on prend des décisions contradictoires, qui n’aident pas à gagner la confiance des citoyens !
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Auteur: LM
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.