Avec la crise économique étouffante qui paralyse le pays, avec l’alerte sanitaire qui risque d’aggraver, encore plus, les finances de l’Etat, avec les entreprises qui sont en train de mettre la clé sous la porte, avec les secteurs vitaux de la Tunisie qui sont à l’arrêt, comme le phosphate et le pétrole, avec les investisseurs étrangers qui fuient le pays pour d’autres cieux plus cléments, avec les milliers de nouveaux chômeurs, avec l’Etat qui n’arrive plus à imaginer où il pourrait trouver de quoi financer son budget… Avec tout çà, où est, donc, passé notre super ministre de l’économie ?

Tout le monde se rappelle, pourtant, bien, que le nom du ministre de l’économie proposé par Hichem Mechichi, au moment de la formation de son cabinet, a suscité un grand enthousiasme chez les connaisseurs qui ont, alors, assuré, que l’homme est une grosse pointure dans son domaine, et qu’il allait, très probablement, être l’homme providentiel de la situation et qu’il allait, en deux temps, trois mouvements, trouver la parade pour relancer la machine de l’économie tunisienne.

Or, force est de constater, quelques semaines plus tard, qu’il n’en a rien été, et que, bien au contraire, ce « grand monsieur » risque bien de constituer une des grandes, si ce n’est la plus grande déception du gouvernement Mechichi. Lequel gouvernement avait été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme et d’espoirs.

En effet, alors que le souci majeur du tunisien moyen, comme de celui qui est au pouvoir, est avant toute autre chose, de nature économique, notre super ministre de l’économie et des finances, ne cesse de briller par son absence. Cette absence a été, forcément, mise à profit par ses subalternes, qui s’en sont donnés à cœur joie. Aussi bien le fisc, que les caisses sociales se sont mis d’accord pour saigner les entreprises. Ils se sont abattus sur elles, en cette période critique, où ils devraient, plutôt, leur procurer du soutien, dans le souci de préserver les emplois. Bien au contraire, ces services se sont montrés intraitables, et ont, déjà, fait beaucoup de dégâts, causant, au passage, la faillite de plusieurs PME, préférant ces faillites et la mise au chômage de centaines, voire de milliers de salariés, plutôt que de trouver des arrangements avec ces entreprises en difficulté.

Et tout çà, en l’absence totale et complice d’un super ministre dont on attendait tant. Mais, rien ! Il s’est avéré que ce Monsieur n’a fait montre d’aucune vision ni même une ébauche de stratégie pour tenter de redresser la barre. Pourtant, son prédécesseur, lui, a eu le mérite d avoir annoncé une série de mesures et a essayé, autant qu’il pouvait, d’affronter le risque de faillites des entreprises.

Après tant d’attentes, consécutives à tant d’éloges qui lui avaient été faits avant l’investiture du gouvernement, ce monsieur risque fort de constituer l’une des principales  causes de déception du cabinet Mechichi, s’il ne se rattrape pas de façon urgente, en essayant de sauver les meubles pour les entreprises en difficulté, en partie à cause du zèle de ses subordonnés.

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Auteur: Ramsis
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