Suite à la démission d’Abdelhamid Jelassi, un des leaders de première ligne, du mouvement islamiste d’Ennhdha, et surtout, à cause du contenu de sa lettre de démission dans laquelle il accuse Ghannouchi de totalitarisme et de dictature à l’intérieur du parti, ne voulant pas céder la présidence à quelqu’un d’autre comme le stipule le règlement interne, Le Cheikh mis au banc des accusés est, vite, monté au créneau et a contre attaqué dans une dernière tentative d’éviter le pire, pour lui et les siens, voire, même, pour la subsistance du parti.
Ghannouchi a bien vu que les réactions de nombreux nahdhaouis à la démission de Jelassi étaient, plutôt, en faveur de ce dernier, lui donnant raison sur toute la ligne. Il est, donc, passé aux menaces. Il ne cesse, en effet, depuis deux jours, de répéter à qui veut bien l’écouter, qu’Abdelhamid Jelassi a tort, qu’il a commis une grosse erreur, et qu’il connaitra, de ce fait, le même sort que Hamadi Jebali. Car, pour rappel, Ghannouchi a bien prédit pour Jebali quand il a claqué la porte du parti, la fin de sa carrière, et qu’on ne quitte pas Ennahdha comme çà, et que celui qui la quitte ne sera plus rien du tout.
Et Ghannouchi a repris, ces deux derniers jours, ces mêmes menaces, à l’encontre de Jelassi, en espérant décourager ceux, parmi les leaders et membres d’Ennahdha, qui seraient tentés de suivre son exemple, et de franchir le pas, de peur de se retrouver au ban du parti, et en marge de tout le monde.
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Auteur: Ramsis
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