Le chef du gouvernement a dressé, ce jeudi, en s’adressant aux représentants du peuple, à l’occasion de la présentation du bilan des 100 premiers jours de son gouvernement, un tableau noir, alarmiste et alarmant de la situation de l’économie du pays.
Il a assuré que le pays est, désormais, très en dessous du seuil du danger économique et de la faillite. Il a ajouté que la souveraineté du pays est, actuellement, en jeu, à cause de l’endettement excessif.
Fakhfakh a explique qu’un pays est considéré en situation dangereuse quand son taux d’endettement atteint 40% du PIB. Or, a-t-il ajouté, la Tunisie caracole, en ce moment à un taux de 60% du PIB. C’est dire l’urgence de la situation.
Fakhfakh a précisé que cet endettement ne tient pas en compte celui des entreprises et établissements publiques qui sont toutes déficitaires et dont tous les voyants sont au rouge. Il a pris l’exemple de la Compagnie des Phosphates qui rapportait, en 2010, 800 millions de DT à l’Etat, alors que de nos jours, c’est l’Etat qui se trouve obligé d’injecter quelque 200 millions de DT, dans les finances de la compagnie pour la maintenir à flot. Ce qui donne un manque à gagner d’un milliard de dinars par rapport à 2010.
Le chef du gouvernement a, néanmoins, assuré que son équipe s’engage à réduire l’endettement à hauteur de 40%, et a relancer l’économie du pays.
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Auteur: LM
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.
