Après tout le mal qu’il s’est donné pour mettre la main sur les régions, à travers les communes ne voilà-t-il pas que le parti islamiste d’Ennandha commence à perdre, un à un, les conseils municipaux qu’il avait, si chèrement conquis.

Les chiffres, à ce sens, sont éloquents, puisque depuis quelques jours, pas moins de huit conseils municipaux ont été dissous, dont six qui étaient présidés par les représentants des islamistes. Et tous ces conseils ont été dissous suite à une démission collective d’un grand nombre de leurs membres.

Autre point à signaler, c’est que ces membres démissionnaires représentaient, en majorité les autres partis politiques, et qui, avec leurs démissions ont fait sauter les conseils municipaux, avec à leurs têtes, les présidents nahdhaouis. Et le scénario dans tous ces cas était, curieusement, identique. Les présidents, nahdhaouis, des conseils ont accumulé bêtise sur bêtise, et se sont entêtés à persister dans leur ligne directrice de n’en faire qu’à leurs têtes, et à ignorer les autres membres du conseil. C’est comme s’ils voulaient en arriver là. C’est-à-dire en arriver à une démission collective des membres des conseils municipaux de façon à les dissoudre, et être, en apparence, les premiers perdants dans l’affaire.

Or, ce comportement kamikaze, ne correspond nullement à la façon de faire des islamistes d’Ennahdha, du moins, en politique. Ils ont l’habitude de s’accrocher avec leurs dents s’il le fallait au fauteuil, quitte à composer et s’allier avec les pires de leurs ennemis. D’ailleurs, ils n’ont jamais eu suffisamment de culot pour gouverner des premiers rangs, et encore moins, tous seuls.

Et si on tient en compte le fait qu’Ennahdha est, ces dernières semaines en train de tout faire pour se désengager de la responsabilité du pouvoir et de ses échecs, aussi bien au niveau du gouvernement qu’à celui des régions, il serait possible de supposer que les présidents de ces conseils municipaux aient reçu une sorte de mot d’ordre, pour provoquer la colère des membres de leurs conseils, le but étant de faire dissoudre ces conseils, et se désengager de cette responsabilité qui commençait à peser sur eux et qui menaçait de mettre à nu leur incompétence et leurs limites alors que le moment est, le moins qu’on puisse dire, non propice, à ces constats en cette période pré-électorale.

En tous les cas, et quelle que soit la cause de la dissolution de ces conseils municipaux, elle a, au moins, pu démontrer l’incapacité des islamiques à diriger ne serait-ce qu’une petite commune de quelques milliers d’habitants, eux qui vont, dans quelques jours, commencer leur campagne électorale en assurant, et en jurant tous leurs Dieux, qu’ils seront capables, non seulement, de diriger la Tunisie, mais, en plus, de la sortir de la crise actuelle !

Auteur: Ramsis
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