Les islamistes d’Ennahdha sont aux abois, ils donnent l’impression de ne plus tout contrôler, comme ils avaient l’habitude de le faire. Les évènements semblent avoir de plus en plus tendance à les dépasser. Ils ne savent plus où donner de la tête, et leurs ennemis se font de plus en plus nombreux.
Ceci sans compter les problèmes et dissensions internes qui sont en train fatiguer le parti pris en sandwich entre la vieille garde qui ne veut rien lâcher, et les jeunes loups aux dents longues qui entendent arracher leur quart d’heure.
Au milieu de toutes ces turbulences Ennahdha risque gros. Elle risque de se dissoudre, complètement, et de se diviser en plusieurs clans, aisée dans ce sens par les manies du culte de la personnalité et du clan nourri par les vieux « sages » de la formation.
En fins stratèges, ayant été à l’école de leur Cheikh bien aimé, les dirigeants de première ligne du parti essayent de récupérer le coup. Il faut dire qu’ils n’ont plus tout à fait confiance en leur Cheikh qui donne l’impression d’avoir fait son temps et atteint ses objectifs, et qui, sous la pression, aussi bien interne qu’internationale, serait tenté de se débiner, sachant qu’il ne serait pas à sa première.
Et ce qu’ils ont appris se résume en deux étapes : D’abord, ils créent l’anarchie, et le chaos, et ils l’ont si bien fait, en s’appuyant sur les services de leurs « pare-chocs », ils mettent de la pression partout, mettent le pays sous haute tension, enveniment la situation au point de plonger tout un pays dans la déprime, et le mener au bout de la rupture… Vient, ensuite la deuxième étape, qui leur a, si bien, réussi, il y a sept ans, et qui est celle de s’incruster et de s’imposer comme étant une partie de la solution. Et c’est, là, une partie de l’art de prestidigitation de se transformer d’une partie du problème en une partie de la solution.
C’est, donc, dans cette optique qu’ils sont en train de tout faire pour s’imposer dans toutes les initiatives de dialogue et de consensus national, pour être assurés de figurer sur le podium de la période à venir.
C’est ainsi que nous retrouvons les dirigeants islamistes sur tous les fronts. Ils accaparent tous les médias et se trouvent sur tous les fronts. Ils s’attaquent à leurs détracteurs, ils soufflent le chaud et le froid. Tantôt, ils menacent, tantôt ils cherchent l’apaisement… Ils plongent tête la première sur toute opportunité de consensus ou de dialogue.
Comme çà, ils sont sûrs de faire partie des scénarios à venir, et de saborder ceux qui ne vont pas évoluer en leur faveur.
Mais, ceci dit, ils ne se permettent de rater aucune opportunité de dialogue, qui constituerait, pour eux, la perche providentielle qui leur permettrait de se maintenir à flot, et de maintenir la tête hors des flots de ces turbulences.
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Auteur: Ramsis
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