Le chef du gouvernement tunisien, Hichem Mechichi, semble caler devant son premier test grandeur nature.

Le gouvernement ne sait, en effet, plus à quel saint se vouer, pour ce qui est de mobiliser les ressources financières nécessaires pour boucler le budget de 2020.

Les citoyens ont, déjà, été saignés à blanc par les autres gouvernements, au point où on ne peut plus rien en tirer.

Les entreprises sont, elles aussi, en détresse, côté finances et pour les quelques unes qui n’ont pas encore déposé le bilan, le responsables peinent comme pas possible pour essayer de sauver quelques sous au fisc et à la CNSS, de quoi pouvoir honorer leurs engagements envers les salariés, et autres créanciers.

Les bailleurs de fond étrangers ne montrent aucun empressement pour prêter à la Tunisie qui a fait la preuve de son incapacité de créer la richesse, et par là, elle ne saurait être solvable.

Même la banque centrale de Tunisie a fait savoir au gouvernement qu’elle ne cautionne en aucune façon le projet d’emprunter auprès des banques locales, ce qui allait, inévitablement, mener à la déstabilisation des équilibres financiers et l’inflation.

Donc, à ce stade, il semble, bien, qu’il n’y ait aucune solution à l’horizon, pour le gouvernement, pour tirer son épingle du jeu et mobiliser les fonds nécessaires pour financer le plus urgent de son budget, puisque le gouvernement a, en théorie, frappé à toutes les portes, sans aucun succès.

Sauf que, ce que le gouvernement semble ignorer, c’est qu’il n’a frappé, en fait, qu’aux portes habituelles aux quelles ont appris à frapper les différents gouvernements depuis 2011.

Le gouvernement semble ignorer, ou oublier, qu’au lieu de frapper à toutes ces portes qui, finalement, ne peuvent mener nulle part, il aurait mieux fait de se tourner vers les bonnes portes, celles qui mènent à l’argent et aux richesses. Des portes que les décideurs, en Tunisie, ont appris à oublier depuis 2011.

Car, c’est, tout de même, curieux que le chef du gouvernement soit allé chercher le financement de son budget et de ses projets, en frappant à toutes ces portes, et qu’il ait oublié qu’il y a tout un bassin minier qui est à l’arrêt et qui aurait pu lui procurer bien plus qu’il n’en faut pour faire tourner son navire, et qu’une poignée de jeunes ont jugé utile de fermer la vanne du pétrole, privant le gouvernement, et le pays entier de richesses inestimables, comme il l’a, si bien, déclaré lui-même, en annonçant, lors de son interview, des pertes de 800 millions de DT, ainsi que l’industrie du gypse qui est à l’arrêt depuis des lustres. Il a oublié, par ailleurs que l’un des plus importants pôles industriels qui exportait des produits et ramenait des devises, à la pelle, est, de nos jours à l’arrêt. Et, non seulement, il ne ramène plus d’argent, mai, en plus, l’Etat est obligé d’importer du minerais pour le faire tourner.

Voilà où le chef du gouvernement aurait du aller chercher le financement de ses programmes !

1 Partages

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Auteur: Saber .
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.