Le président de l’ARP, et du parti islamiste d’Ennhdha, Rached Ghannouchi, a lancé une contre-offensive contre le président de la République, Kaïs Saïed, à travers un entretien accordé à Reuters. Il a assuré qu’il n’y a pas de raison de changer tout le gouvernement, et que le pays a, plutôt, besoin d’une stabilité politique.

Ghannouchi a ajouté que l’appareil constitutionnel s’est enrayé au niveau du palais de Carthage, à cause de l’entêtement du président de faillir à son devoir d’organiser la cérémonie de prestation du serment pour les nouveaux ministres.

Ghannouchi a assuré que la corruption est une accusation grave, et qu’il revient à la justice, exclusivement d’évaluer les cas supposés de corruption dont il taxe certains nouveaux ministres. Il a accusé Saïed de s’être érigé en cour de cassation, qui s’oppose à la décision de l’ARP. Il a accusé Saïed de vouloir être, à la fois, président et juge. Or, le principe, même, de la démocratie est la séparation des pouvoirs.

Ghannouchi a, enfin, appelé Saïed à faire comme son prédécesseur Feu Béji Caïed Essebsi qui, malgré son différend avec le chef du gouvernement d’alors, Youssef Chahed, ne s’est pas opposé à un remaniement ministériel et approuvé sa décision.

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Auteur: LM
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