Rien ne va plus pour Rached Ghannouchi, le président historique des islamistes et de l’ARP. Il est, pour le moment, en train d’accuser les coups de butoir qui le désarçonnent de tous bords. Mais jusqu’à quant va-t-il pouvoir tenir ?

Tous les observateurs, y compris ceux qui sont proches de lui et qui font partie de sa confrérie, sont d’accord pour dire qu’il n’en a plus pour longtemps. Ghannouchi a, en effet, réussi l’exploit de se faire détester par tout le monde, y compris dans les rangs de son parti. On lui met, volontiers, sur le dos, probablement à raison, tous les problèmes du pays. On le considère à l’origine de toutes les tensions qui secouent la scène politique du pays. Il s’est mis sur le dos le président de la République. Il s’est, en quelque sorte, laissé dévorer par la hargne d’Abir Moussi. A ce propos, ses disciples lui reprochent d’avoir été à l’origine du succès époustouflant d’Abir Moussi et du retour en puissance des destouriens. Ceci, sans oublier, bien entendu sa sempiternelle querelle avec la gauche du pays.

Du coup, même ses partisans en sont venus à lui demander de démissionner. Car ce choix constituerait un moindre mal, puisqu’ils le donnent fini, de toutes les façons. Et une démission permettrait d’assurer le relais, alors que s’il se faisait déboulonner par une motion de censure, il en serait totalement différent. Et il donnerait, alors l’opportunité à certaines parties politiques de surfer sur la vague que suscitera son départ de cette manière. Ce qui ne favoriserait nullement l’apaisement des tensions qu’il aura suscité ne serait-ce que par sa présence. Or, ceux qui, de plus en plus nombreux, souhaitent son départ, espèrent, surtout, que cela apaiserait les tensions qui étouffent le pays à tous les niveaux.

Reste, donc, à savoir si Ghannouchi va partir avec les honneurs, si on peut le dire, en démissionnant, ou s’il va se faire éjecter par une motion de censure. Et dans ce cas, il doit, certainement, savoir que les 109 signatures qui permettront de le mettre à la porte sont déjà collectées, et les jeux sont faits. Puisqu’à l’ARP, il est devenu indésirable, pour toutes les raisons qu’on vient d’énumérer, ce qui fait que nombreux de ses soutiens sous le dôme ont annoncé qu’ils préféraient qu’il s’en aille, et qu’ils préfèrent qu’il démissionne, pour qu’ils puissent, au moins, mieux maîtriser ce qui va suivre !

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Auteur: Ramsis
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