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Après les mensonges d’usage et les promesses habituelles des campagnes électorales, vinrent les résultats, qui étaient, pratiquement, conformes à ce qui était attendu, avec une victoire au goût de la défaite d’Ennahdha, à cause des divisions qui avaient miné toutes les autres formations concurrentes.

Après tout çà, vint l’heure de vérité, le moment dans lequel le Cheikh et son parti, proposèrent le nouveau chef du gouvernement, sensé être, comme ils l’avaient promis, une compétence hors-pairs, en économie, et une personne fédératrice, capable de regrouper autour de son programme inégalable, tout le spectre de la scène politique. Mais devant l’annonce du nom de Habib Jemli, ce fut la douche froide, la désillusion totale. Car ce Monsieur ne semble pas, du moins du premier coup d’œil, avoir la tête de l’emploi, ni les compétences requises.

Pleins de bonne volonté, les tunisiens ont continué à y croire jusqu’au bout, attendant, chaque jour, que le génie de leur sauveur apparaisse au grand jour. Mais l’attente s’est éternisée, et le monsieur qui était venu avec plein de promesses, a commencé, chaque jour un peu plus, à décevoir et à faire désespérer presque tous ceux qui ont « eu le privilège » de le rencontrer et d’échanger avec lui. La situation a été dépeinte, sans fard ni maquillage, par Lotfi Mraïhi, qui n’a pas hésité à résumer la situation en une phrase, en déclarant à sa sortie de Dar Edhiafa : « Après avoir rencontré Habib Jemli, je ne peux que prier pour que Dieu vienne en aide au pays… Après avoir rencontré Habib Jemli, j’ai acquis la conviction que le pays se dirige droit vers l’inconnu » ! Et le cas de Mraïhi n’est pas un cas isolé, puisque la plupart des personnalités qui ont rencontré le nouveau chef du gouvernement, surtout les experts et les spécialistes en économie, sont sortis avec une désillusion, et une déception qu’ils peinaient à cacher. Ils ne comprenaient pas comment on pouvait confier le destin du pays, dans une situation de crise aigue, à quelqu’un qui ne comprenait rien à l’économie, qui n’avait aucun programme clair, ni, même, la moindre ébauche de début d’idée sur ce qu’il va faire. Il lui est, souvent arrivé de demander des conseils et des idées, à ceux qu’il rencontrait.

Toujours est-il que le chef du gouvernement chargé, est en train de faire du sur-place, et n’arrive pas à avancer ni a convaincre personne de travailler avec lui. Mais, bien au contraire, il n’a réussi qu’à décourager tous ceux qui se sont entretenus avec lui, et à les pousser à décider de ne pas participer à son gouvernement.

Au final, est-ce que monsieur Habib Jemli est, bien, l’homme qu’il faut pour la circonstance. L’homme qui va pousser le pays, sur la voie du développement et le sortir de sa crise, grâce à ses compétences, et sa maîtrise de la gestion des hommes et des équipes ? Espérons que si ! Sinon, il va falloir s’attendre au pire, bien que pire que ce que vit le tunisien en ce moment, c’est assez difficile à imaginer…

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Auteur: Saber .
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