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Selon les dernières déclarations des représentants des différends partis politiques aux médias, ces derniers jours, il semblerait, bien, qu’Ennahdha ne soit condamnée à gouverner toute seule, ou, au plus, avec des groupuscules et des indépendants, sans aucun intérêt, dans la mesure où Ennahdha ne pourra pas, le temps venu, leur faire endosser ses échecs, et son incompétence en matière de gouvernance.

En effet, le courant démocratique, et après avoir, dans un premier temps envisagé de laisser certains de ses élus voter pour le gouvernement, se soit rétracté, selon les déclarations de son secrétaire général, et qu’il ne va ni participer, ni, même, voter en faveur du gouvernement à former et présider par Ennahdha. Il en est de même pour le mouvement du peuple, par la voix de son secrétaire général, et même, du parti Errahma dont le président a assuré qu’il est hors de question pour eux de s’allier à Ennahdha, et préfèrent avoir un rôle dans l’opposition.

Ces retraits des différents possibles partenaires d’Ennahdha sont, en partie, expliqués par l’arrogance et le langage insolent des islamistes qui donnent l’impression d’avoir le plein pouvoir pour faire la pluie et le beau temps, et pour disposer de tout le monde à sa guise, alors que leurs résultats aux élections ne sont pas si brillants qu’ils le prétendent, puisqu’ils ont perdu de 2011 à ce jour, près des deux tiers de leur électorat.

Par ailleurs le passé funeste d’Ennahdha semble être pour beaucoup dans le retrait de ses partenaires prévus. Car l’expérience a montré qu’Ennahdha est comme de l’acide, elle s’attaque, use et fait, quasiment, disparaitre tous les partis qui s’approchent d’elle et qui s’allient avec elle. En plus du fait que les islamistes ont depuis le début fait montre de leur façon de vouloir gouverner derrière une vitrine quelconque qui encaisserait les attaques de tout le monde, en cas d’échec.

Et en parlant d’échec, les partis qui se sont retirés, savent bien que la situation actuelle du pays est intenable et quasiment incurable. Et de ce fait, ils ne veulent pas se voir endosser la responsabilité d’un fiasco quasi-inévitable.

Donc, Ennahdha, va devoir, sauf revirement de dernière minute, être dans l’obligation de gouverner toute seule, en s’appuyant sur d’autres individus qui n’ont aucune expérience en gouvernance, donc, aucune appréhension de l’échec, mais qui n’ont, non plus, aucun poids pour pouvoir leur faire endosser la responsabilité de quoi que ce soit. A moins que…

A moins que les islamistes se retrouvant acculés et délaissés par tout le monde n’aillent jeter leur dévolu sur le président de la République, en lui faisant endosser la responsabilité du gouvernement qu’ils auront eu le soin de le lui choisir, et quand ce gouvernement échouera, c’est le président qui risque de morfler, car, il ne faut pas négliger les paroles qui ne cessent de se répéter, ces derniers jours, en rapport avec « le gouvernement du président » !

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Auteur: Ramsis
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