La visite de travail du président de la République, Kaïs Saïed, en France aura marqué, en ce mois de juin 2020, un tournant dans le paysage politique tunisien. Une visite après laquelle plus rien ne sera comme avant. Une visite qui aura permis à Kaïs Saïed d’afficher son affranchissement de tous ceux qui, pour des desseins électoraux, lui ont collé au portrait comme autant de cadeaux empoisonnés. Empoisonnés parce qu’ils ont fini par lui rendre la vie pénible, lui qui aurait tant aimé rester agréable à l’égard de tout le monde.

Mais depuis que certains pécheurs en eaux troubles se sont mis dans la tête de marcher sur ses platebandes, de prendre des positions concernant des dossiers qui sont de son seul ressort, ce qui revient à dire qu’ils parlaient en son nom et place, Kaïs Saïed a commencé à sentir l’entourloupe, et il a fait savoir qu’il n’était pas homme à se laisser faire, ni à se laisser marcher sur les pieds.

Il a commencé par expliquer gentiment qu’il n’était pas d’accord avec ceux qui entendaient parler en son nom. Puis voyant que ces « intrus » ne voulaient pas le lâcher et qu’il voulaient exploiter son nom, voire, même, pour quelques uns, son image, comme fond de commerce politique, il a commencé à afficher son opposition à ces orientations qu’on voulait insidieusement lui imposer.

Mais ses tourmenteurs n’avaient pas d’autre choix que de continuer à pousser dans le sens de lui faire adopter leur pensée et leur orientation, puisqu’il était le seul à avoir le droit de s’exprimer sur certains sujets qui leurs tenaient à cœur, croyant, peut-être qu’il n’était pas aussi dur que çà à manier. Ils ont, même, décidé de renforcer leur offensive dans l’espoir de le forcer à abdiquer et à s’aligner derrière leurs désirs et leurs desseins. Mais il n’a pas bougé. Pire encore, il a gardé un mutisme qui les mettait mal à l’aise puisqu’ils ne savaient, même, pas ce qu’il pensait de quoi que ce soit.

Mais quand ils ont dépassé toutes les lignes rouges, en essayant de le forcer à adopter des positions contraires aux intérêts du pays et des citoyens, et qui allaient dans le sens de ceux de leurs donneurs d’ordres, il a décidé de les secouer un bon coup.

Et il a profité de sa visite, justement, à Paris, pour afficher, non seulement, à l’opinion publique nationale, mais, devant la communauté internationale, toute entière, les positions dont il était convaincu, et qui n’ont rien à voir avec leur bêtise et leur immaturité politique.

C’est ainsi que Saïed a, au cours de cette visite, tenu à mettre les points sur les « i ». Dorénavant, c’est clair. Et tout le monde sait ce qu’il pense de la position à adopter par rapport au dossier libyen, ainsi que de sa conception des relations de la Tunisie avec ses amis et alliés historiques. De quoi clouer le bec à ses « amis » qui n’arrivent pas, 24 heures après, à digérer le coup, et qui n’ont pas encore décidé de la suite à donner à ce faux bond, qui leur a fait perdre la face par rapport à leurs donneurs d’ordres.

Il y a fort à parier qu’à son retour, le président de la République va devoir faire face à une grande campagne de la part de ses détracteurs, qui vont essayer de le discréditer… Mais il est, en principe, difficile de discréditer un homme qui jouit d’un électorat et un plébiscite aussi larges.

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Auteur: Ramsis
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