Les partis et autres blocs parlementaires ont fini d’adresser, hier, leurs propositions concernant les noms de leurs candidats à la présidence du gouvernement. Et ce, pour être dans les délais qui leur ont été imposés par le président de la République Kaïs Saïed. Et, désormais, la balle est dans le camp de ce dernier qui va devoir choisir la personne qu’il jugera la plus apte, parmi les propositions des partis, pour présider le gouvernement.

Concernant les critères sur les quels le président va faire son choix, certains pensent qu’il va, probablement, opter pour le candidat qui bénéficie du plus large soutien au sein de l’ARP, c’est-à-dire, celui qui est plébiscité par le plus grand nombre de partis et de blocs. Et, à partir de là, les calculs ont démarré à tous les niveaux pour  essayer de trouver celui qui sera, probablement, l’heureux élu.

Mais, il semblerait que ce critère n’est pas du tout dans l’optique du président. On serait, même, tenté de dire que çà serait, plutôt, un handicap par rapport à Kaïs Saïed que d’avoir le plus large soutien des partis.

En effet, et en revenant au choix, il y a quelques mois, d’Elyes Fakhfakh, on se rend compte que Kaïs Saïed en a surpris plus d’un et a démenti les pronostics qui s’étaient basés sur le critère du soutien politique.

Et avec le recul, le raisonnement du président devient assez évident, car il paraitrait qu’il a opté pour la personne qui n’a pas trop de soutien derrière elle, et surtout qui ,n’appartient pas à un parti politique influent sur la scène, sur lequel il pourrait s’appuyer pour se démarquer de lui, et qui ne serait pas enclin à s’allier avec telle ou telle formation, pour s’opposer à lui. En effet, le critère le plus important que devrait remplir un candidat pour bénéficier de l’accord de Kaïs Saïed, est sa loyauté sans faille à lui et uniquement à lui.

Car Kaïs Saïed a retenu la leçon de ce qui était arrivé à son prédécesseur Feu Béji Caïed Essebsi quand il s’est retrouvé isolé au palais de Carthage… Et comme il a la ferme intention de participer au pouvoir comme le lui permet la constitution, et comme il est en train de le faire, depuis quelques jours, il devient évident que son choix ira, vraisemblablement, à celui qui lui sera le plus loyal et qui ne risquerait pas de lui faire faux bond.

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Auteur: Saber .
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