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Le chef du gouvernement chargé, Habib Jemli, n’arrête pas de le répéter à qui veut l’entendre, la plupart de ses ministres seront des compétences indépendantes. Or ce qui est en train de se passer à Dar Dhiafa, et dans les coulisses des pourparlers pour la formation du gouvernement, laisse comprendre que les prochains ministres seront très loin d’être indépendants.

En effet, il a été entendu, du moins, entre les deux principaux partis qui vont entrer dans la composition du gouvernement, que les personnalités qu’ils vont proposer doivent ne pas être connues comme étant des membres de premier rang de ces partis. Mais ceci n’empêche pas que ces ministres resteront au service des directions des partis qui les auront proposés, et s’évertueront à mettre en œuvre leurs projets.

Or cette façon de désigner des ministres supposés indépendants, alors qu’ils ne le sont pas, est plus que bénéfique pour les partis. Premièrement çà leur permettra de gouverner sans le crier sur les toits. Ensuite, en cas d’échec de ce gouvernement, personne ne pourra demander des comptes à ces partis, qui vont prétendre que cet échec est celui du gouvernement et des ministres qui sont indépendants.

Or, en Tunisie, il est plus que temps, que ceux qui prétendent avoir gagné la confiance des tunisiens, pendant les dernières élections, assument leurs responsabilités et gouvernent de façon ouverte, pour que le peuple puisse les juger, ultérieurement, selon les résultats de leur travail.

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Auteur: Saber .
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