Le Dr Nissaf en Alaya que le hasard, et aussi, la maîtrise de sa patronne d’alors, a propulsé au devant de la scène, au moment du démarrage de l’épidémie du covid, a appris, avec le temps à avoir tendance à abuser de sa confiance en soi.

Pourtant, la suite des évènements a fini par démontrer les limites de ses capacités, et que la vraie compétence qui avait assuré à cette époque là, ce n’était pas elle ! Elle avait, en effet, la possibilité de continuer sur sa lancée, et poursuivre « son » succès, mais le fait qu’elle ait été privée d’une direction efficiente, l’a fait rater le coche, et amener le pays à la situation actuelle. Et, d’ailleurs elle le revendique fièrement.

Malgré cela, on a bien voulu lui faire confiance, et on a pensé à elle pour prendre le relais de l’actuel ministre de la santé, lors du prochain remaniement. Ce qui n’a pas manqué de lui donner un peu plus confiance en elle. Le peu qui aura été de trop.

Car c’est à ce moment précis qu’échaudée par tant d’éloges et par les feux de la rampe, Nissaf Ben Alaya a trébuché, par deux fois, alors qu’elle courait en tête sur la dernière ligne droite de la course à Bab Saâdoun.

Elle a commis une monumentale erreur en cautionnant la décision du confinement général de quatre jours et en la justifiant en en expliquant les bénéfices, alors que 24 heures plus tôt elle jurait ses grands dieux que cette mesure était absurde et ne servait à rien, sinon à renforcer l’extension de l’épidémie dans les foyers où les gens allaient devoir rester confinés mélangés entre porteurs du virus et personnes indemnes. Une erreur qui laisse entrevoir que la personne n’hésite pas à balayer ses convictions scientifiques pour plaire à ses supérieurs, comme elle l’avait, d’ailleurs, si bien démontré lors en cautionnant l’ouverture des frontières lors de la première vague de l’épidémie.

Mais c’est sa deuxième erreur qui lui sera, très probablement, fatale, et qui est celle d’avoir provoqué la haine du syndicat des enseignants en se moquant d’eux et en assurant qu’ils refusent d’assurer les cours dans les établissements scolaires, mais qu’il en est autrement, quand il s’agit d’assurer des cours particuliers. Ce qui a mis les syndicalistes, Lassaâd Yaâkoubi à leur tête, hors d’eux, et les a poussés à lui demander de s’excuser immédiatement des enseignants.

Et là, on voit mal comment un chef du gouvernement pourrait être tenté de s’affubler d’un boulet pareil, dans la mesure où il va finir de lui gâcher ses relations avec la toute puissante UGTT !

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Auteur: Saber .
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