L’Etat tunisien demeure plus que jamais, en cette conjoncture de pandémie et de la récession mondiale qui en a découlé, tributaire de ses partenaires internationaux, notamment ses classiques « amis » européens, et aussi des investisseurs issus de ces pays. Avec l’Italie, par exemple, ce pays voisin et, depuis toujours, partenaire de choix de la Tunisie, les relations et la coopération sont de plus en plus entachées par les problèmes qui découlent de l’émigration clandestine. Un fléau aussi bien pour la Tunisie que pour l’Italie, et qui s’invite de plus en plus souvent à la table des rencontres entre les responsables des deux pays, comme cela a été le cas, dernièrement, lors des récentes visites des ministres italiens en Tunisie.
Le fléau de l’émigration clandestine dérange à un haut degré les autorités italiennes, qui se sentent coincées entre la sourde oreille des pays de la communauté européenne, et ce qu’elles perçoivent comme une sorte de nonchalance des autorités tunisiennes. A ce sujet, et pour préserver ses relations d’amitié et de coopération avec les pays européens, et surtout, l’Italie, les autorités tunisiennes sont appelées à faire preuve de plus de détermination dans la lutte contre les opérations d’émigration clandestine, d’autant plus que les autorités européennes ont, toujours, fait part de leur disposition à aider techniquement et sur le plan logistique, la Tunisie dans ce combat de tous les jours.
Autre tâche dans le tableau des relations bilatérales de la Tunisie avec ses partenaires européens, c’est l’inaction des autorités tunisiennes vis-à-vis des troubles sociaux qui paralysent les entreprises étrangères installées en Tunisie. En effet, nombreuses de ces entreprises ont été et sont, toujours, victimes de troubles et mouvements sociaux, qui bloquent leurs activités et mettent en péril leur subsistance. Or, devant ces mouvements sociaux, les autorités tunisiennes ne font preuve d’aucune fermeté ou de volonté d’appliquer la loi. En effet, et en cas de conflit entre un salarié et l’entreprise, l’Etat devrait garantir la pérennité de l’entreprise et la continuité de sa production, en attendant les décisions de justice ou autres qui vont trancher dans ces conflits. Mais, malheureusement, il n’en est rien, et de nombreuses entreprises européennes ont, ou ont l’intention, depuis la révolution du « jasmin », de mettre la clé sous la porte et de partir sous d’autres cieux où on donne plus d’importance à ses partenaires économiques.
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Auteur: LM
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