De sources proches du palais de Carthage, la rédaction de TunisieNumerique a appris que la décision prise par le président de la République Kaïs Saïed, de limoger les ministres de la défense et des affaires étrangères, rentrait dans le cadre de son sens sacré du respect strict de la discipline dans l’Etat.
Pour lui, il était inconcevable que des ministres ne s’entendent pas, pour une raison ou une autre, avec leur chef du gouvernement. Et pour le bien du pays et la bonne marche des services de l’Etat, notamment avec les défis qui se présentent pour la période à venir, Kaïs Saïed n’a pas hésité une seconde pour se séparer de deux ministres qui occupaient des ministères régaliens, pour remettre les pendules à l’heure, et permettre au gouvernement de fonctionner en symbiose.
Et c’est, aussi, pour ceux qui connaissent de près Kaïs Saïed, un signal de sa part, adressé aux gens qui ne rechigneraient pas à mettre les intérêts du pays en jeu, pour régler des problèmes personnels ou servir leurs propres intérêts. Un signal tranchant qui secoue, notamment, en cette période de pourparlers pour la formation du nouveau gouvernement, quand il a pu constater après avoir rencontré la majorité des leaders des partis politiques, que les anciens reflexes du partage de la tarte semblent avoir la peau dure, et ne sont pas prêts de laisser l’Etat fonctionner dans le bon sens.
Le ton est, ainsi donné, et nul doute que ces décision vont avoir un effet certain sur les pourparlers en cours qui se sont caractérisés, jusqu’à présent, par des protagonistes qui campent, chacun sur sa position, et se fichent bien si le pays se retrouve dans une impasse.
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Auteur: Ramsis
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