En ces moment où la lutte contre les malversations et autres formes de profits illégaux, sont à la vogue et constituent le cheval de bataille de la plupart des politiciens, faute de pouvoir s’acquitter de leur travail, et n’ayant rien d’autre à proposer à leurs électeurs, il y a un dossier potentiel de malversations qui mériterait qu’on s’y intéresse de plus près. Puisque il s’agit, non seulement d’une gestion calamiteuse de deniers publics, mais il en va, en plus, de la sûreté alimentaire et économique du pays.

Il s’agit du dossier de l’UTAP, l’union de l’agriculture et de la pêche, sur laquelle, Ennahdha a, depuis son accès au pouvoir, mis son grappin, en la personne de son protégé, Abdelmajid Ezzar, qu’elle a fait élire à la tête de cette union.

La toute puissante UTAP est devenue, justement, toute puissante, en jouant sur le monopole illégal de produits d’intérêt général, importé et subventionné par l’Etat. Il s’agit des produits de fourrage et d’aliments pour les élevages.

L’UTAP force, en effet, tous les agriculteurs désirant profiter de la subvention de l’Etat sur les produits de fourrage, et qui sont inexistants, ailleurs, à payer leur adhésion à l’union. Autrement de quoi, ils ne seront pas reconnus comme agriculteurs et n’auront droit à rien.

On peut, du coup, imaginer la puissance des bureaux locaux et régionaux de l’union, qui sont devenus incontournables et qui peuvent, désormais, faire la pluie et le beau temps, et profiter des largesses de tous ceux qui voudraient jouir de leur « amitié ».

Mais, ce qui fait la puissance de l’UTAP, bien plus que les adhésions, c’est la subvention annuelle de l’Etat de deux millions de DT, qu’elle perçoit, au même titre que l’UTICA et l’UGTT. Une subvention qui est, aussitôt, et selon plusieurs témoignages de gens assez proches de cette organisation, mise à profit par les membres du bureau exécutif, pour se payer tous types d’avantages, comme les voyages, les séminaires, et, même, des voitures personnelles qu’ils se payent aux dépends de leurs primes de présence mensuelles.

Autant de dépassements, selon les témoignages concordants, qui pourraient entrer dans le cadre de malversations financières et d’usage abusif des deniers de l’Etat et l’argent du contribuable.

A bon entendeur…

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Auteur: Saber .
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