Si l’année scolaire dernière a réussi, tant bien que mal, à passer à travers les mailles de l’épidémie du covid, et a être parachevée, même si c’était très partiel, l’année en cours demeure fortement hypothéquée.
En effet, elle était, déjà, mal partie avec dispensation des cours un jour sur deux, et ne voila-t-il pas qu’elle est, en plus, menacée par des suspensions répétées des cours, qu’elles soient limitées à certaines régions ou villes, ou généralisées sur toutes les institutions du pays. Et ce, au gré de l’évolution, décidément imprévisible de la maladie.
Mais, paradoxalement, ce n’est pas l’épidémie qui représente la plus grande menace pour l’année scolaire en cours.
La saison demeure, bien plus, hypothéquée, du fait de deux grèves ouvertes qui évoluent et durent, sous silence, depuis près de deux mois.
En effet, les surveillants et surveillants généraux d’un côté, et les cadres administratifs, de l’autre, mènent une grève ouverte, depuis plus de cinquante jours. Une grève qu’ils observent pour des revendications, certes, légitimes, mais qui ne menacent pas moins l’année scolaire et l’avenir de nos enfants.
Il faut reconnaitre que les revendications de ces cadres ont été décidées et accordées, depuis deux ans, mais qui n’ont, jusqu’à présent, pas été mises en application, car elles dépassent la compétence du ministre de l’éducation, car ce sont des revendications communes à tous les corps de métiers et que si l’Etat les accorde à ces cadres de l’enseignement, il va subir l’avalanche des demandes des autres départements.
Entretemps, et malgré la reprise imminente des cours, la situation demeure explosive, car, imaginons, par exemple, que ces cadres grévistes aient mis à exécution leur menace de ne pas préparer le versement des salaires des enseignants, qu’en aura-t-il été, des quelques 250 000 cadres qui auront été dans l’incapacité de percevoir leurs salaires ?
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Auteur: LM
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