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Ces derniers jours, les déclarations et les contre-déclarations se multiplient, de la part de responsables centraux et régionaux du ministère de la santé. Des déclarations qui sont démenties par d’autres secteurs, et parfois, même, et là c’est grave, par d’autres services du même ministère.

Nous pourrions citer, à titre d’exemple, l’annonce faite par le responsable de l’hygiène de la région sanitaire de Mahdia, qui a défrayé la chronique en annonçant que plusieurs réservoirs de la SONEDE, distribuent des eaux impropres à la consommation. Cette déclaration a, presqu’immédiatement, été démentie par les services de la SONEDE. Démenti, auquel la direction de la santé n’a pas jugé utile de réagir, entamant, ainsi, et de façon périlleuse la crédibilité de ses services de contrôle d’hygiène, d’autant plus que ces services ont un rôle primordial dans le contrôle des denrées et des locaux commerciaux, et ont un pouvoir considérable dans le sens de pouvoir fermer les locaux qui leur semblent irrespectueux de l’hygiène. Et ce démenti de la part de la SONEDE risque de faire des émules parmi les commerçants et autres professionnels, notamment de l’alimentation, si jamais ces services sanitaires s’aventuraient à les provoquer, en voulant les réprimander.

Autre exemple, et pas des moindres, celui de la présence du moustique tigre annoncée par la direction de l’hygiène au ministère de la santé, dans la banlieue de Carthage, semant la panique chez les riverains. Déclaration aussitôt démentie par les services municipaux de la banlieue en question, mais pas seulement, puisqu’il parait que, même, certaines directions du ministère de la santé ont démenti la présence de ce moustique, et les affirmations de leur collègue.

Du coup, le consommateur ne sait plus où donner de la tête, et qui croire. Et c’est d’autant plus grave que le ministère de la santé est, normalement, appelé, parfois, à diffuser des informations, voire des avertissements à caractère vital. Ce qui, en cas de perte de la crédibilité de ses services, serait difficile à assurer !

En conséquence, le ministère devrait pouvoir maîtriser les élans de ses responsables en attendant d’unifier les déclarations et leur orientation, et éviter ces contradictions livrées aux médias.

D’ailleurs c’est un conseil qui serait valable à tout le gouvernement, dont les ministres disent une chose et son contraire, à quelques heures d’intervalle, à croire qu’ils ne se sont jamais assis à la même table, et n’ont jamais traité des dossiers en commun. Ce fût, par exemple, le cas, par rapport au manque de production de pommes de terre, et des contradictions flagrantes et embarrassantes entre les déclarations des ministres du commerce et de l’agriculture. C’est à croire qu’ils ne parlaient pas du même pays !

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Auteur: Saber .
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