Décidément, ceux qui ont cru, un moment, avoir mis le nouveau président, Kaïs Saïed, dans la poche, en essayant de s’afficher en tant que ses soutiens, alors, même, que sa victoire était déjà en cours, de même pour ceux qui se sont vantés d’avoir fait tourner la machine qui l’a fait parvenir au palais de Carthage, doivent désenchanter, en ce moment, et se dire que, finalement, il n’a pas l’intention de se laisser marcher sur les platebandes, ce Kaïs saïed, et qu’il s’est avéré plus coriace qu’ils ne l’avaient cru.
En effet, deux faits, au moins, ont refroidi certaines ardeurs, et apaisé certaines craintes.
Premièrement, l’équipe dont s’est fait entourer Kaïs Saïed au palais de Carthage, n’a pas laissé de place à l’amateurisme, ni au populisme… Il a fait appel à des « calibres » dans tous les domaines. Ce qui est, tout à fait normal de la part d’un homme de sa trempe, de sa formation et de sa personnalité. En bon universitaire qui se respecte et qui connait sa propre valeur, il n’a aucun complexe à faire appel à des compétences affirmées, et il n’a pas peur que d’autres « lui fassent de l’ombre ». Donc, pas de place pour les « farfelus » au palais de Carthage.
Ensuite, il y a cette histoire de « gouvernement du président », initiée par certains esprits machiavéliques qui voulaient l’impliquer dans un engrenage, afin d’expliquer leur échec par les choix du président. Une histoire initiée par des parties, mais rapportée et répercutée par d’autres, histoire de faire diversion… Mais, rien à faire ! Saïed reste imperturbable, et se cantonne dans le rôle que lui procure la sacro-sainte constitution, à laquelle il est hors de question, pour lui, de faire la moindre entorse.
En effet, nombreux parmi les leaders de partis politiques qu’il a reçus à Carthage, ont tenté de le sonder, et de deviner ses intentions, concernant le choix du gouvernement. Mais personne n’a pu percer sa pensée, ni lire sur son visage, le moindre signe extérieur d’affirmation ni de négation.
De ce fait, ces derniers jours nous ont mis devant une double vérité :
La première c’est que Kaïs Saïed ne se laissera pas happer par les machines diaboliques et machiavéliques des coulisses du pouvoir, et il ne sera le président de personne, mais, plutôt, de tous les tunisiens. Et la deuxième, c’est qu’il fera son travail, conformément à sa volonté, et à sa seule volonté, et qu’il n’hésitera pas, le moment venu, de dévoiler les défaillances de certaines parties qui seraient tentés de bloquer les processus à mettre en place, comme il l’avait promis devant douze millions de tunisiens.
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Auteur: Saber .
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