Plusieurs voix se sont, ces derniers jours, élevées, un peu partout, à l’intérieur du pays, comme à l’étranger, demandant la relaxe du candidat à la présidentielle Nabil Karoui.
Ces voix estiment que d’avoir un des deux candidats au second tour des présidentielles, en état d’arrestation, ôte à ces élections toute crédibilité, et pourrait ouvrir la porte à d’interminables et inextricables recours juridiques pour contester les résultats, en cas de victoire de Kaïs Saïed. Certains vont, même, jusqu’à assurer que même celui-ci n’a aucun intérêt, ni aucun sentiment de mérite, à gagner des élections face à un concurrent emprisonné et empêché de s’exprimer ou de conduire sa campagne.
Par ailleurs, et selon de nombreuses sources judiciaires, s’il n’y a aucun doute que Nabil Karoui est accusé dans des affaires de malversations financières, à type d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent, il aurait pu être poursuivi dans ces affaires tout en le maintenant en état de liberté, tout en se donnant des garanties à type d’interdiction de quitter le territoire et de gel de ses avoirs.
Les gens qui sont pour la libération, ne serait-ce qu’à titre provisoire, de Nabil Karoui, et ils ne sont pas une minorité, et appartiennent autant aux groupes qui le soutiennent qu’à ceux qui soutiennent son adversaire aux élections, insistent pour obtenir sa libération pour garantir un climat serein aux élections, et, surtout, une crédibilité et une reconnaissance locale et internationale de leur résultats. Chose qui est plus que nécessaire au vu des conditions actuelles du pays.
Ces personnes se basent sur la possibilité judiciaire de libérer Nabil Karoui, même à titre provisoire, sans, pour autant, arrêter les poursuites à son encontre. Et ce, en laissant à la chambre d’accusation qui avait ordonné son dépôt en prison, et dont la constitution vient d’être modifiée, la latitude de le libérer. Sachant qu’il ne serait nullement, le seul dans ce cas, puisque des centaines d’autres personnes poursuivies pour des affaires financières pareilles, le sont tout en étant en état de liberté provisoire. Et sachant, aussi, que, généralement, ce genre d’affaires est réglé, en définitive, suite à des négociations avec le trésor de l’Etat qui va infliger des amendes et des réparations financières, et qu’il n’est presque jamais question de sanctions de privation de liberté.
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Auteur: Saber .
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