C’est l’histoire, ou la mésaventure, d’un ami avec les services de santé. Cet ami travaillant dans une entreprise et ayant présenté des signes évocateurs du covid, s’est vu intimer par sa direction, de se faire dépister afin de confirmer ou infirmer son infection au covid. Et ce, en vue de prendre les dispositions qu’il faut pour préserver, le cas échéant, ses coéquipiers.
Cet ami est allé à un centre public de dépistage, pour vérifier son statut. Mais quelle ne fut sa surprise quand il s’est vu répondre que, vu qu’il avait les symptômes, il pouvait se considérer comme covid plus. Ils lui ont, même, prescrit les médicaments à prendre, et lui ont conseillé de se tenir à carreau. Comme çà. Tout simplement ! Sachant que cette méthode est la dernière stratégie officielle du ministère de la santé, probablement dans le but d’économiser les tests de dépistage.
L’ami en question a, bien essayé de leur expliquer qu’il lui fallait un papier, un document légal, à présenter à son employeur… Rien à faire, ils étaient déjà, passés au suivant.
Morale de l’histoire : Le bonhomme ne pourra jamais prouver à son employeur qu’il est malade, et quand bien même, s’il arrive à se retirer en confinement pendant une semaine, il ne va, certainement, pas pouvoir prouver à son employeur, qu’il est guéri et qu’il peut reprendre son travail.
Mais l’autre morale de l’histoire, et qui est bien plus grave, puisqu’elle ne concerne plus, seulement, l’ami dont nous parlions, mais toute la société, c’est que de cette façon, on est en face d’un individu fortement suspect d’être covid plus, et qui est, même, considéré comme covid plus. Et qui est lâché dans la nature, sans aucun moyen de contrôler son respect des dispositions du confinement, si ce n’est sa conscience. Plus encore, ce malade ne sera pas comptabilisé en tant que tel. Ce qui va fausser, encore plus, les chiffres que nous diffuse chaque jour, les éminents experts du ministère de la santé. Chiffre qui, soit dit au passage, n’ont jamais reflété la réalité de la situation épidémiologique. Et nous avons là, une raison de plus de confirmer nos appréhensions.
D’ailleurs on dispose, depuis quelques jours, d’un précieux élément qui confirme que les chiffres annoncés par les services du ministère de la santé sont très loin de la réalité. Puisque pas moins de 20% des personnes testés dans les campagnes gratuites et publiques dans le commune de Tunis ont été diagnostiqués positifs, bien qu’ils ne présentaient, en général aucun signe évocateur de la maladie.
Par conséquent, nous allons longtemps continuer à naviguer de la sorte, à l’aveugle, sans savoir combien d’entre nous sont immunisés contre la maladie. Et ce, grâce à la perspicacité et la compétence hors normes de notre ministre de la santé et de ses collaborateurs.
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Auteur: Saber .
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.