Le scandale de la bagarre entre Seifeddine Makhlouf et les agents de la garde présidentielle en charge de la sécurité de l’ARP, n’a pas cessé de susciter des remous et des réactions, jusqu’à ce jour, tellement ce qu’il a entrepris de faire, en voulant introduire un individu fiché S17 à l’ARP, était insensé.

Pourtant, avocat qu’il est, il devait savoir que sa tentative allait provoquer tout ce tollé. Et il ne pouvait pas se mettre dans cette situation indélicate sans raisons, ou juste pour faire un scandale et s’en prendre à la garde présidentielle, pour le principe.

Ce qui a suivi cette bagarre avec les agents de la garde présidentielle, comme attaque et injures proférées à l’égard d’Abir Moussi, est tout aussi étonnant de la part de Makhlouf, sachant qu’il était quasiment assuré de sa réaction explosive, et du fait qu’elle n’allait pas laisser passer l’incident comme çà. Il devait, même, certainement, prévoir qu’elle allait organiser son habituel sit-in… Et c’est, peut-être, çà qu’il voulait, justement !

Mais qu’est ce qui pouvait pousser Makhlouf, ou ses donneurs d’ordres, à provoquer la colère d’Abir Moussi, sachant pertinemment qu’elle risquait d’aller jusqu’à bloquer les travaux de l’assemblée ?

En d’autres termes, qu’est ce qu’Abir Moussi pouvait empêcher en tenant son sit-in au sein de l’ARP ?

Tiens, ne serait-ce pas la séance dédiée à l’élection des membres de la cour constitutionnelle, prévue pour le 16 juillet ? Possible ! Surtout si on sait que juste après la séance plénière prévue, il y aura les vacances parlementaires… Et du coup, la constitution de la cour constitutionnelle sera, à nouveau, reportée à d’autres dates. Mais cette fois-ci, sans que les députés d’Ennahdha soient, directement, en cause de ce blocage.

Est-ce que le report de l’élection des membres de la cour constitutionnelle aurait quelque chose à voir avec le problème créé de nulle part par Makhlouf ?

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Auteur: Saber .
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