Les représentants du peuple qui ont brillé par leur manie d’empêcher les membres du gouvernement de travailler, à force de les convoquer pour des audiences, en général pour des futilités qui ne nécessitent pas ces mises en scène grotesques, semblent, pour une fois où il y avait, réellement, de bonnes raisons pour convoquer une équipe d’un ministère, avoir perdu l’usage de la langue et d’autres facultés, par la même occasion. Il faut dire, à leur décharge, qu’ils étaient occupés, ces dernières semaines, à s’inquiéter de leur maintien dans leurs sièges, plutôt que de s’occuper de futilités sans aucune espèce d’importance comme la santé et la vie des tunisiens.
Car, justement, aucun député et aucun bloc parlementaire ne s’est alarmé de la tournure dramatique qu’ont prise les évènements en rapport avec l’épidémie du covid, et les chiffres astronomiques de nouvelles contaminations qui sont, désormais, annoncés chaque jour. Aucun représentant du peuple ne s’est inquiété du fait que des centaines de tunisiens tombent malades chaque jour, et que des tunisiens meurent chaque jour du covid. D’autant plus que cette accélération de l’épidémie ne peut être que criminelle dans la mesure où elle a été provoquée par les décisions erronées des cadres du comité de lutte contre le covid au ministère de la santé.
En effet, après une gestion heureuse de la première vague, probablement grâce à la stratégie mise en place par l’équipe de la ministre de la santé à l’époque, Sonia Ben Cheikh, l’équipe du ministère s’est plantée sur toute la ligne quand il fallait prendre des décisions qui n’avaient pas été prévues dans la stratégie de la première phase.
Les responsables du ministère ont pris des décisions catastrophiques, concernant le confinement, l’ouverture des frontières, les mesures de prévention, la mise à disposition des moyens de protection… Et on en passe. Et là, ils devraient répondre de leurs choix devant le peuple en entier. Si ces choix étaient les leurs, ils vont devoir en assumer la responsabilité. Et s’ils ont été imposés par les pouvoirs politiques, il va falloir le dire et s’expliquer, et expliquer comment ils ont du se taire et accepter de valider de telles décisions avec les retombées qu’on connait maintenant.
Une bonne occasion perdue par les représentants des tunisiens, qui ont démontré si besoin était, qu’ils ne cherchent pas à servir les intérêts du tunisien et ne s’en soucient nullement. Seul compte pour eux, le fait de faire le buz devant les caméras de la chaine Al Watania 2, et sur les pages des réseaux sociaux.
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Auteur: Saber .
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