Le président de la République a reçu, ce jeudi, en pleins tumultes et en pleine crise politique, le président de la cour des comptes. En plus du fait qu’il ait reçu de lui, le rapport annuel de la cour, ceux qui ont appris à connaitre un tant soit peu, le chef de l’Etat, savent que cet entretien était un clin d’œil. Un clin d’œil à qui, et qui voulait dire quoi ? Là c’est une autre paire de manche.

Car avec Kaïs Saïed, il faut être au fait de tout ce qui se passe et ce qui s’est passé, les dernières semaines, pour pouvoir espérer comprendre, vaguement, le sens de ses « insinuations ». Mais une fois n’est pas coutume, cette fois-ci, l’entretien avec le président de la cour des comptes a eu le mérite d’être clair, et les destinataires en ont accusé réception de façon instantanée.

En effet, ceux qui suivent de plus ou moins près l’actu en Tunisie, doivent savoir que la cour des comptes a défrayé la chronique, il y a quelques semaines, en annonçant le résultat des ses travaux concernant les dépassements et infractions commises par les différents partis politiques et différentes personnalités, lors des dernières élections.

Ce rapport a, alors, fâché la plupart des partis en laissant entendre qu’un grand nombre de leurs listes électorales sont illégales et que, par conséquent, leurs élus pourraient, par la force de la loi, être, non seulement, révoqués, mais, aussi, jugés pour ces dépassements.

Voilà, donc, le lourd dossier que fait miroiter Kaïs Saïed aux partis politiques, et voilà, très probablement, l’arme avec laquelle il va régler ses coptes avec eux et leurs directions !

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Auteur: Ramsis
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