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Maintenant que ce funeste projet, que sont la plupart des écoles coraniques, a commencé à montrer ses vrais objectifs et faire la preuve qu’il est, pour beaucoup, dans la formation des terroristes en herbe et de leur envoi aux camps de la mort, suite à un lavage de cerveau méticuleux et à une manipulation basée sur une compréhension erronée du Saint Coran, on constate que tous les partis politiques, y compris les plus improbables, condamnent…Tout le monde s’indigne et essaie de prendre ses distances par rapport à ce projet, qui est, pourtant là et bien là. Tellement là, qu’on comprend qu’il fallait bien que quelqu’un, voire quelque partie officielle ait aidé à sa mise en place.

Maintenant que ce système a fait preuve ou plutôt, a laissé fuiter des horreurs qui s’y tramaient, chacun et chaque formation essaie de s’en démarquer.

Pourtant, il est très facile de montrer qui tire les ficelles de  ce projet, et qui l’a encouragé de manière forte, et, souvent, officielle. Et l’histoire ne pardonne pas, surtout quand l’histoire ne remonte pas à si longtemps, et que la technologie permet d’en garder la mémoire gravée quelque part.

Cette histoire nous montre, par exemple, un ministre nahdhaoui, tout fier et tout heureux d’inaugurer une école coranique, en marge (diraient certains) d’une visite officielle dans une région du pays. Mais quand il se fait accompagner, lors de cette inauguration, par le gouverneur de la région en personne, il devient impossible de parler de cette action comme d’un fait personnel, qui n’a rien à voir avec l’Etat, ou, du moins, une partie de l’Etat, qui encourageait, et encourage, très probablement, toujours, ce type d’établissement, et leurs sombres objectifs envers la jeunesse tunisienne.

En effet, en 2016, autant dire hier, Anouar Maârouf, le ministre des TIC’s, qui était en visite officielle à Monastir, était tout content et tout fier d’inaugurer une école de formation de terroristes, dans une localité de la région, lors d’une cérémonie où il était accompagné du gouverneur de la région. Ce qui démontre, si besoin est, que cette action était entreprise à son titre officiel, et non personnel, et faisait, certainement, partie du programme de la visite du ministre ! D’ailleurs, comme l’ont si bien dit, des confrères, à l’époque : on a bien cherché et recherché, au fond du fond des méninges, on n’a rien trouvé qui puisse relier une telle école et les TIC’s.

Alors, de grâce ! Arrêtons de prendre les tunisiens pour ce qu’ils ne sont pas !

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