Le nouveau ministre des affaires culturelles, Walid Zidi, a opéré, ce lundi, une sortie médiatique qui en a laissé plus d’un, bouche bée.

Il a, en effet, affirmé à la presse qu’il n’avait émis aucune décision de suspension des spectacles à cause du covid. Il a ajouté qu’il n’est pas d’accord sur cette mesure, et qu’il l’a fait savoir au secrétaire général du gouvernement qui lui demandait pourquoi ses services n’ont pas répercuté les décisions annoncées par son chef du gouvernement. Il lui aurait, en effet, répondu qu’il était à la tête du ministère des affaires culturelles et non pas quelqu’un qui devait reprendre et exécuter les décisions de la présidence du gouvernement, ajoutant qu’il entend, d’abord, étudier avec son cabinet les décisions du chef du gouvernement avant, éventuellement, de consentir les accepter.

Un discours qui a été expliqué par la majorité des observateurs par le fait que ce ministre était échaudé par le soutien, apparemment inconditionnel, du président de la République qui l’avait, apparemment choisi pour ce poste, et qui l’avait, en quelque sorte, imposé au chef du gouvernement qui avait décidé de le limoger, au point qu’il n’a pas hésité à se rebeller contre les décisions de son chef du gouvernement et de refuser de se conformer à ses décisions souveraines.

Un comportement qui a suscité l’étonnement de tout le monde, au point que d’aucuns ont déclaré, avec humour, qu’heureusement il n’était que ministre des affaires culturelles, et qu’en aurait-il été s’il avait été nommé, par exemple, à la défense ? Certains allant jusqu’à présumer qu’il n’hésiterait pas à faire bouger les blindés pour encercler La Kasbah !

1 Partages

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Auteur: LM
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.