Il était une fois, un virus très méchant. Pas méchant comme tous les virus, mais méchant dans le genre, très, très méchant. Ce virus, né à l’autre bout du monde, n’a pas tardé à faire parler de lui. Il a jeté un vent de terreur qui a tétanisé l’humanité. Ce méchant petit hérisson est fier du fait qu’il y aura, désormais un monde avant lui et un autre Monde, après son passage. Et, il faut avouer qu’il a réussi dans son challenge. Il a mis le Monde en mode « pause ». Il a ruiné les hôteliers, les avionneurs, les voyagistes, et mis en difficulté tous les secteurs d’activités à travers le Monde.

A travers le Monde ? Pas tout à fait, car il y a des exceptions à tout. Même dans la résistance à la logique implacable des pandémies et des virus.

Il y a, en effet, des contrées qui sont restées hermétiques à ses menaces et à la terreur qu’il suscite. Et le virus, lui-même, en reste bluffé.

Imaginez, en effet, un virus craint partout dans le Monde, et qui décide de sortir faire un tour matinal du côté du quartier « Le passage » à Tunis, la capitale de ce petit pays qui a eu le mérite de forcer l’admiration du Monde, il y a une année, en réussissant à lui mettre les mors aux dents, et le dompter. Et depuis sa déconvenue de l’année dernière, et comme pour se venger, le virus en a fait voir de toutes les couleurs à ce peuple qui se croyait invincible.

Mais, très vite, à l’occasion de sa petite promenade matinale au Passage, le virus se rend compte qu’il n’a, toujours, pas pu impressionner les tunisiens. En effet, dès qu’il a abordé la station centrale de métro, quelle ne fut sa surprise, alors qu’il croyait qu’il allait avoir affaire à une poignée de téméraires, de tomber en plein milieu d’une foule immense. Une foule qui ne semblait pas se soucier de sa présence, et encore moins, de sa virulence. Des milliers de gens qui se bousculaient et se pressaient les uns contre les autres, en pestant sur la qualité du service de leurs transports publics.

Le pauvre virus n’en croyait pas ses yeux. Il s’est senti tout petit, minuscule, insignifiant. Par la suite, il a du se rendre à l’évidence qu’il n’avait rien à faire à cette gare, car en tendant l’oreille, il a cru comprendre que, non seulement ces gens le méprisaient, mais en plus, ils ne voulaient par se faire vacciner, car il parait qu’ils appréhendent qu’on leur insère des micro-puces d’espionnage à travers l’injection.

Déconfit, incrédule, battu à plate couture, le pauvre virus a battu en retraite. Il n’avait décidément rien à faire là, et à ce moment là. Il n’avait, parait-il, aucun pouvoir le matin. Il allait falloir qu’il revienne la nuit, pendant la soirée, dans les cafés, le seul endroit où on il parait qu’on lui donne une certaine importance, et où il avait droit de cité !

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Auteur: Ramsis
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