Après s’être prêté au jeu, hier, samedi, en accompagnant le ministre de l’éducation, dans la visite de quelques établissements scolaires qu’on avait, certainement, pris le soin de préparer pour la circonstance. Après avoir vu des salles de classes flambant neuves, bien équipées, et avec des pupitres disposés de façon à respecter rigoureusement, les mesures de distanciation sociale. Après avoir pris connaissance des préparatifs exemplaires des écoles qu’on lui a fait visiter, le chef du gouvernement a eu, parait-il, envie, aujourd’hui, dimanche, de voir l’envers du décor. En réalité, il n’avait pas, tant, besoin de voir cette dure réalité, puisqu’apparemment, il ne la connaissait que trop, du moment qu’il est allé, directement dans les écoles qui étaient très loin d’être prêtes pour la rentrée dans deux jours, et, surtout, à des années lumière du strict minimum qu’on pouvait exiger d’un établissement accueillant des enfants, comme des sanitaires propres et fonctionnels, ou des cours où ils peuvent évoluer sans risquer leur vie, ou des classes où ils peuvent étudier de façon plus ou moins correcte. Le chef du gouvernement voulait, plutôt, avec sa visite d’aujourd’hui, montrer à ses administrés qu’on ne la lui faisait pas, qu’il connaissait toute la vérité et qu’il n’avait pas envie de la maquiller aux yeux des gens. Il a, aussi, voulu montrer à tout le monde la dure réalité des établissements scolaires, et, surtout, la nonchalance des directions de ces établissements.
A la fin de sa visite, Mechichi a été prince en faisant mine de n’avoir rien vu, en réprimant avec grande peine, sa colère, et en appelant tout le monde et tous les intervenants, à mettre la main à la pâte et à prendre en charge ces établissements et leur rendre leur salubrité. C’est seulement après, a-t-il ajouté qu’on pourrait envisager une réforme de l’éducation.
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Auteur: Saber .
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