Ce qui se passe actuellement dans le monde tous secteurs confondus, nous renvoie à une réalité inéluctable, à savoir l’apport stratégiquement vital des techniciens, des vrais, chacun dans son domaine. En fait, la technicité non seulement nous garantit une part d’efficience optimale et insoupçonnable, mais également-et non des moindres- nous fait gagner du temps, ce vecteur grandement déterminant dans la réalisation des performances. Ce qui se passe actuellement à l’Etoile, renvoie directement à ce constat ci-dessus évoqué.

En effet, ce n’est un secret pour personne, l’establishment de l’Etoile du Sahel s’est « résolu » à amorcer un nouveau cycle axé fondamentalement sur le vivier du club qui a été historiquement un vecteur d’excellence sur le double plan sportif et même économique. Par cette approche, la nouvelle équipe dirigeante de l’ESS aurait pris la décision de « revenir aux fondamentaux » du club pour reprendre fidèlement les propos du président de la section football de l’Etoile, en misant sur les purs produits du centre de formation et en allégeant considérablement la masse salariale.

 

Identifier et «démasquer» les décideurs techniques !

Cette nouvelle approche a été certes applaudi par toutes les composantes du club, mais la question qui se pose inévitablement est la suivante : A partir du moment que les choix mis en place sont fondamentalement techniques, on a besoin de comprendre et surtout « d’identifier »clairement qui décide techniquement et opérationnellement des différents orientations adoptées jusqu’ici, surtout que les décision prises récemment sont fort impactantes sur l’avenir du club ?

En termes plus explicites : Qui avait pris la décision « technique » d’écarter la quasi-totalité des joueurs-cadres, d’injecter d’un seul coup 18 jeunes joueurs issus du centre de formation et surtout d’arrêter la liste nominative de ce contingent de 18 joueurs ? Quidétermine le profil du futur entraineur de l’équipe fanion et même du nouveau directeur technique des jeunes ? et sur quelles bases on a coché des noms comme Fernandez, Casanova, Carteron ? Autant de questions posées quotidiennement par les différentes composantes de l’Etoile qui connaissent certainement la réponse mais qui semblent exaspérées par ce bal masqué de mauvais goût !! 

Pour revenir au casting de cette short-list de techniciens de renoms ci-dessus cités : Est-ce qu’un Fernandez qui n’a pas enfilé une tenue d’entrainement depuis plus de 5 ans ou un Patrice Carteron ayant l’obsession des titres disposent du profil de formateurs et pourront être compatibles avec les orientations d’un club ayant injecté 18 jeunes joueurs dans le bain ? Pas si sûr…

Habituellement et pragmatiquement, de telles décisions aussi sensibles et à forte teneur stratégique ne peuvent en aucun cas être entérinées par des personnes ne disposant pas de l’expertise et de la technicité idoines et confirmées à ce niveau, et surtout ne doivent pas restées derrières les coulisses en train de tirer les ficelles du renouveau d’un grand club comme l’Etoile.

Ce n’est un secret pour personne, de telles décisions fondamentales et lourdes de conséquences sont généralement prises au sein des écuries qui se respectent conjointement par le manger général et par le directeur sportif du club, deux profils qui doivent exister dans l’organigramme du football moderne et si on veut se placer dans une dynamique du vrai professionnalisme et de performances.

Messieurs, un temple du sport comme l’Etoile qui prépare son centenaire, ne doit en aucun cas être géré de la sorte, d’une manière aussi folklorique et surtout par des personnes tirant les ficelles foncièrement techniques dans les coulisses. Il va falloir identifier clairement les instigateurs de ses nouvelles orientations techniques pour pouvoir les juger et pourquoi pas les remercier publiquement et franchement au cas où ils réussissent dans leur mission.

Où est la part du merchandising dans tout ça ?

«L’argent est le nerf de la guerre » nous dit-on. Dans ses moments de profonde crise financière qui prévaut chez la quasi-totalité des clubs tunisiens y compris au sein de l’Etoile du Sahel, notamment après la crise sanitaire ; il est urgent de se pencher sur cet aspect économique vital qui a tendance à plomber les ailes de la trésorerie du club sahélien.

Sauf que, on a l’impression que ce vecteur est devenu paradoxalement secondaire à l’Etoile, puisque l’Etoile, cette grande institution de valorisation sportive,déonthologique  et même économique a du mal ces dernières années à capitaliser son standing et son rayonnement régional, national et continental ;en l’absence de véritable politique de merchandising et de personnes compétentes capables de renflouer les caisses du club.

En effet, depuis le départ de Hassen Chaouch ex- directeur de marketing du club, un personnage à la compétence confirmée et au réseau relationnel remarquable, et qui a été l’instigateur des partenariats les plus juteux réalisés ces dernières années par le club sahélien ; ce volet grandement stratégique a basculé fort malheureusement dans l’amateurisme et la décadence.

De fait, il est grandement temps de remettre les pendules à l’heure sur ce point, afin de promouvoir de nouveau l’image d’une Etoile conquérante et porteuse de valeurs sportives mais surtout économiques.

 

Hatem REGAIEG

Auteur: letemps1
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