LE TEMPS – Samia HARRAR
Avec le mal du pays, aurait ajouté le grand Kateb.
L’exil, c’est aussi, de ne plus reconnaître, dans le reflet que renvoie un miroir, son propre visage, lorsque celui-ci se confond avec celui du pays. On peut miner par effraction aussi. L’aveuglement est une autre forme, plus corrosive, de destruction. Quand il rejoint le silence.
Kaïs Saeid doit parler et agir. Le geste et la parole nouée, comme une seule main. Qui ne tremble ni hésite. Il y a, toujours, moyen de s’en sortir, lorsque l’on fixe l’issue, en s’y voyant déjà. Même si le passage vers la lumière est parfois brutal, il ne faudra surtout pas, en détourner le regard.
Plier les kilomètres s’il le faut, pour abréger la route. Elle peut être très longue… Au train où en sont les choses, une « épée de Damoclès » en chassant une autre, un « sous-marin » en vadrouille torpillant, sans crier gare, celui qui l’aura précédé, parce qu’il lui aurait fait de l’ombre sous l’eau, ce n’est pas le « chapiteau » qui va crouler sous les applaudissements, incessamment, sous peu, si cela continue.
Quand la « Choura » dégaine, c’est celui qui lui fait résistance qui trinque, lorsque la partie est mal jouée. Ce n’est plus qu’une question de temps. A qui perd gagne ? Ce n’est pas le gouvernement qui doit tomber. Ce n’est pas Ghannouchi qui doit « bomber » le torse, lui aussi, face à la tête de l’exécutif, quand le pays « tangue » et qu’il lui faut sa boussole. Ce n’est pas permis. Le virage est dangereux…
S.H.
Auteur: letemps1
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