On reviendra sur l’intervention pathétique de l’ancien argentier du pays, Fathallah Oualalou aux débats de « Atlantic Dialogues », sous les yeux pantois de Hubert Védrine, ex-ministre tricolore et d’André Azoulay, conseiller du Souverain. Véhément à torrents, l’intonation en sanglots par moments, il se cabrait devant l’assistance fort enthousiasmée par un speech retentissant qui plaidait pour un Maroc sans nul complexe. Tout en évoquant la longévité historique et la proximité géographique qui ont marqué les amarrages entre la France et l’Espagne et leur ancienne colonie, il tissait le discours martelant autour du mot d’ordre de ce voisinage séculaire qui n’est autre que le respect de notre cause nationale, en tant que seuls témoins antédiluviens de la territorialité de ses terres méridionales. En patriote tenace qui rappelle son opposition des années 80 à l’hémicycle, le socialiste marocain relatait les atouts d’une Nation plurielle mais unifiée sur l’étendue intense de son histoire, sous l’aile d’une Royauté agissante. Il affirmait que ses constituantes qui œuvrent la communion ne se complexent jamais, en dépit des incidents de cours de route. A peine notre pays fut-il libre qu’il tendit la main à ses colons directs que sont l’Hexagone et son homologue de la péninsule ibérique, tonnait-il en réitérant le caractère décomplexé qui émaille la notion de gestion de l’indépendance, dans la continuité et la cohésion. Dans le même ordre d’idées, le tribun fougueux, sous la rafale d’acclamations de la salle, passait en revue les changements opérés par la suite par l’évolution mondialisée de la planète, ce qui a incité notre pays aussi à tendre la main à des puissances, comme la Chine ou les États-Unis, exactement comme le font la France et l’Espagne et bien d’autres. Cette ouverture sur le reste du monde n’a pas pour autant affecté ni l’histoire encore moins la géographie qui sont constamment ancrées dans nos mémoires, puisque le Maroc s’est de tout temps, considéré comme une passerelle entre l’Europe et l’Afrique, soulignait-il avec fermeté et conviction. Il va sans dire que ce dilemme nécessite en effet, un haut degré de volontarisme en vue de gérer sans le moindre complexe, ces deux éléments essentiels qui sont la proximité et la mondialisation. « Alors, respectez-nous de la même manière que nous vous respectons ! », vociférait le discoureur marocain, d’un ton stoïque et résolu, au cœur d’un auditoire visiblement acquis à ses propos vibrants et cristallins. Un Oral loyal qui dénote de faculté de démonstration patriotique d’un homme d’Etat hargneux et spartiate sur les fondements immuables de la Nation.
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Auteur: M’hammed rahal
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