Essaouira- Un groupe d’ambassadeurs issus d’une vingtaine de pays et nouvellement accrédités au Maroc ont fait le déplacement, samedi à Essaouira, en vue de prendre connaissance des différentes potentialités historiques, culturelles, architecturales et civilisationnelles que recèle cette cité, et qui forment sa singularité en matière de coexistence pacifique et du vivre- ensemble.

A travers cette visite, qui intervient dans le cadre d’un voyage organisé au profit de ces diplomates dans les villes de Jorf Lasfar, Essaouira, Safi et El Jadida, la Fondation Diplomatique, initiatrice de cette action, se fixe pour mission de faire connaitre aux ambassadeurs étrangers l’héritage arabo-andalous, et de mettre en avant l’ancrage et l’enracinement si profond des valeurs de paix, de tolérance, d’ouverture, de partage et de coexistence pacifique qui caractérisent le Royaume depuis de longs siècles.

Ainsi, les ambassadeurs se sont rendus à la Place Moulay El Hassan, avant de visiter le port et la Sekala du port, où des explications leur ont été fournies sur l’histoire, la portée et les rôles économique, social et diplomatique qu’avait joué le port de Mogador dans le rayonnement de la cité des alizés à travers l’histoire.

Par la suite, le groupe des diplomates s’est rendu à la Galerie El Mezah, où il a pu apprécier une exposition permanente des céramiques marocaines de Roggero Gian Giocomi (1930- 2006), avant de visiter la Seqqala de la ville, l’un des sites les plus emblématiques de la cité des alizés.

Les ambassadeurs ont également visité le Musée Sidi Mohammed Ben Abdellah, occasion de découvrir les différentes potentialités et richesses que recèle la ville d’Essaouira et ses régions avoisinantes, ainsi qu’un legs historique et civilisationnel qui date de plusieurs siècles et fait toute la singularité et la splendeur de cette cité antique du Maroc Atlantique.

Par la suite, la délégation des ambassadeurs s’est rendue à Bayt Dakira (Maison de Mémoire) en cours d’achèvement, un projet phare porté par l’Association Essaouira-Mogador, et le ministère de la Culture et de la Communication.

Bayt Dakira, explique-t-on, se veut un espace très singulier aussi bien au Maroc que dans le monde car, basé sur le choix d’inter-acter et d’interagir la spiritualité avec la Synagogue Slat Attia qui a été restaurée, la mémoire et l’histoire, et puis la recherche scientifique, avec un Centre international de recherche pour revisiter les relations entre islam et judaïsme.

Au terme de cette visite, les ambassadeurs étrangers se sont rendus à la coopérative ‘’Marjana’’ d’extraction de l’huile d’Argan, oû ils ont pu découvrir et s’arrêter sur les différentes étapes de production de cette huile naturelle.

Par la même occasion, ils ont visité un show-room où sont exposés les différents produits à base d’argan, notamment les produits cosmétiques et autres dérivés.

Approché par la MAP, le président de la Fondation Diplomatique, M. Abdelati Habek, a indiqué que cette visite se veut l’occasion pour les diplomates de prendre connaissance de l’héritage historique dont jouit le Maroc en matière de tolérance, de coexistence pacifique et de dialogue des civilisations et des religions.

La tolérance et le vivre-ensemble qui singularisent le Maroc ne datent pas d’aujourd’hui mais se trouvent ancrés dans l’histoire et les traditions, a-t-il dit, notant que les ambassadeurs ont été tellement fascinés par la visite de Bayt Dakira, compte tenu de sa valeur historique et académique et une illustration de la capilarité la plus étroite qui, de tout temps, existe entre Islam et Judaïsme.

Jean Cristophe Bertrand, secrétaire général de la Fondation Diplomatique, a fait savoir que cette visite a été l’occasion de faire découvrir aux ambassadeurs nouvellement accrédités au Maroc, le patrimoine millénaire de la région d’Essaouira, notant que l’accent a été mis lors de ce déplacement sur l’héritage ancien de la cité des Alizés, notamment celui interculturel, et la vie en communauté entre les différentes religions monothéistes.

Mohamed Abdelrassoul, ambassadeur du Tchad au Maroc et doyen du groupe des ambassadeurs en visite à Essaouira, a dit toute sa joie et sa grande fierté de se retrouver dans cette ville emblématique du Maroc, louant au passage l’importance du travail accompli par la Fondation Diplomatique et la chance qu’elle offre aux diplomates de découvrir le Maroc profond.

« Je suis très impressionné par la richesse et la singularité de cette belle cité. Le Maroc reste bien évidemment un monument, un pays séculaire riche d’histoires et de civilisations et un havre de paix et de coexistence pacifique depuis de longs siècles », s’est-il félicité, relevant que « c’est cette belle image du vivre-ensemble et de coexistence pacifique entre les religions qu’offre le Maroc dont nous avons besoin actuellement dans un monde en proie à l’extrémisme violent et à la violence ».

Mme Zhor Amhaouch, directrice provinciale de la Culture, s’est dite très honorée de cette visite de diplomates étrangers à Essaouira, qui a été l’occasion pour découvrir cette vocation culturelle, artistique, et architecturale de la cité des Alizés, mais aussi pour s’arrêter sur les différents projets de réhabilitation et de mise à niveau de la Médina qui figurent au rang des priorités du ministère de la culture dans le cadre de ses efforts visant la préservation du patrimoine matériel et immatériel de la ville.

Grâce à ses différentes potentialités riches et singulières, la ville d’Essaouira a eu le mérite d’être classée patrimoine universel de l’humanité par l’UNESCO, a-t-elle rappelé.

Auteur: Mohammed KOURSI
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