Un nouveau-né porté disparu à Fada
Il est revenu à Kantigui qu’un nouveau-né, admis au service de néonatalogie du Centre hospitalier régional (CHR) de Fada N’Gourma, est introuvable depuis le lundi 27 avril 2020. Selon plusieurs sources, il s’agirait d’un enlèvement. Les faits se seraient produits, ce jour-là, aux environs de 5 heures du matin pendant que le service de nettoyage faisait le ménage. Les interlocuteurs de Kantigui ont supposé que c’est à ce moment que l’infortuné a été enlevé, sa génitrice s’étant quelque peu éloignée. S’en sont suivies, au sein du CHR, une alerte générale et des fouilles. Mais l’enfant est toujours introuvable. Kantigui a été informé que la police a été saisie et aurait ouvert une enquête pour élucider l’affaire.
Gouvernorat du Centre : deals autour des autorisations spéciales de sortie ?
Depuis la mise en quarantaine des villes ayant enregistré au moins un cas de COVID-19, c’est désormais la croix et la bannière pour avoir une autorisation spéciale de sortie. La preuve, Kantigui constate chaque jour ouvré, un attroupement monstre devant le gouvernorat du Centre qui abrite aussi le haut-commissariat, les deux services habilités à signer les demandes d’autorisation. Le hic dans cette affaire, c’est qu’il est tombé dans l’oreille de Kantigui, qu’un réseau de dealers s’est organisé pour « faciliter » l’obtention du précieux sésame. En effet, dans ses péripéties pour obtenir cette autorisation, une source de Kantigui a eu le quitus du Médecin-chef de district (MCD), préalable à l’avis favorable du gouverneur ou du haut-commissaire. Arpentant les couloirs du service, elle a été accostée par un commerçant qui lui a proposé l’autorisation moyennant la somme de 10 000 F CFA. Selon plusieurs sources de Kantigui, ledit commerçant n’est ni du gouvernorat ni du haut-commissariat mais détiendrait par devers lui, plusieurs autorisations déjà signées qu’il « ventile » au montant indiqué. Kantigui appelle les autorités concernées à mettre fin à cette pratique ignoble. Cependant, Kantigui félicite les autorités pour les efforts déployés dans la délivrance des autorisations de sortie.
Bisbilles autour d’une cantine scolaire
La cantine scolaire de Bittou continue de faire des gorges chaudes. En effet, en février dernier, Kantigui faisait l’écho d’un retard de quatre mois dans la livraison des vivres dans les écoles, alors qu’ils étaient disposés dans le magasin de la commune. Et pour cause, le fournisseur refuserait de les distribuer, faute de frais de transport des vivres du magasin aux écoles. Un problème qui a été par la suite résolu et les vivres, distribués. Après cet épisode, il est revenu à Kantigui que depuis deux mois, le fournisseur est à couteaux tirés avec l’un de ses partenaires qui l’a aidé à distribuer les vivres dans l’ensemble des écoles des deux Circonscriptions d’éducation de base (CEB) de Bittou. Le fournisseur devrait plus du million de francs CFA à son partenaire. Kantigui appelle la commune à régulariser cette situation.

Dédougou : 15 guéris sur 16 malades du COVID-19
Kantigui a été heureux d’apprendre des autorités sanitaires de la Boucle du Mouhoun que 15 des 16 cas confirmés de coronavirus à Dédougou sont guéris à la date du 27 avril 2020. Le dernier cas sous traitement, poursuit la source de Kantigui, attend incessamment ses résultats pour être situé sur son sort. « Cette bonne nouvelle ne signifie pas qu’il faut dormir sur nos lauriers », indique l’informateur de Kantigui. A cet effet, la population est invitée à respecter les gestes-barrières, notamment le port du masque, le lavage régulier des mains, le respect de la distanciation sociale, etc.
Dons COVID-19 : prioriser les produits locaux
C’est avec joie que Kantigui constate que l’appel à la solidarité lancé par le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, pour venir à bout du COVID-19 a reçu un écho favorable auprès de l’ensemble des Burkinabè. En effet, Kantigui a remarqué qu’il ne se passe pas un seul jour sans que des personnes physiques ou morales ne fassent parler leur cœur. Kantigui salue cet élan de solidarité qui se manifeste à travers des dons en numéraire, en vivres et non-vivres même s’il déplore le fait que la plupart des produits offerts (savon, riz, sucre, lait, etc.) ne sont pas « made in Burkina ». Kantigui estime que les Burkinabè doivent être davantage patriotes et saisir cette occasion pour soutenir certains secteurs de l’économie nationale déjà en souffrance. Espérant un écho favorable, il encourage ses concitoyens à demeurer dans le respect des mesures-barrières édictées par les autorités sanitaires.
Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

Auteur: DD. Sidwaya
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.
