Au terme des présentes élections, notre pays prend connaissance de la nouvelle formation dirigeante, après les tractations qui, on espère bien, ne mèneront pas au blocage drastique de la précédente expérience de plus de cinq mois. Et comme un malheur ne vient jamais seul, on a subi, juste après, le calvaire de l’un des plus faibles gouvernements sinon le plus faible des annales de la gestion publique de l’histoire du Maroc. Des partis forts, matures, sérieux, autonomes…, c’est ce dont a besoin le pays en ces temps de vaches maigres ! Loin de se conduire au diapason des enjeux et des attentes de la Nation, certains se comportent quasiment en comparses véniels, d’autres se transforment, non sans bizarrerie, en pantins falots, en dépit de leur militance de naguère.
Ce qui explique sans doute la «vétille» puérile de toute l’action partisane, dans sa globalité. L’actuelle breloque qui émaille la constitution n’est, en fait, que l’illustration de ce constat déplorable. Au-delà dudit blocage dont les ficelles sont tirées par des guides-guignols, la fanfreluche d’un nombre d’entités politiques, auxquelles s’ajoutent aujourd’hui d’autres pseudos «ténors» du mouvement national, préoccupe de plus en plus, à l’aune des profondes mutations qui s’opèrent à des cadences accélérées. En effet, en si peu de temps, le Maroc se sera hissé au summum de la nouvelle relance de l’Afrique, conforté dans cette épreuve inédite par son entrée en faste dans l’Institution africaine. Cette distinction s’érige en réelle performance, acclamée non seulement par une majorité écrasante nation du continent, mais pareillement par de larges composantes de la communauté mondiale. Le rapprochement fructueux que ne cesse de sceller notre pays, par l’impulsion volontariste du Souverain, ne fait alors que persuader les plus récalcitrants en vue d’adhérer à cette dynamique aussi bien bilatérale que collective dans le sillage de la promotion et l’essor d’une Afrique, capable de s’assumer et de s’émanciper. Dans un autre registre purement intérieur, l’entrain national se confirme, au fil des jours, à travers des réalisations multiformes, au sein de nombre de régions du royaume.
Il est bien vrai que le chemin est encore trop long pour pallier les déficits sociaux en particulier, et combler tous les déficits exprimés. Cependant, il ne fait pas de doute que notre pays a bel est bien franchi des phases de développement incontestables, visibles à l’œil pour tous, sauf pour les renégats et les nihilistes. La mobilisation des énergies et des fonds pour parvenir à ses finalités, notamment au niveau des grands projets, se fait, à brides abattues, dans moult domaines. Or, au cœur de cette révolution maroco-africaine, y compris le registre avancé dont jouit le pays auprès de l’Union Européenne et les rapports stratégiques le liant avec des puissances d’envergure telles les Etats Unis, la Russie, la Chine…, où en sont les forces partisanes pour accompagner et impacter cet effort colossal et vital pour notre nation ? Rien de rassurant, avec ce ramassis de formations politiques qui attendent les « signaux » d’agir, affectent l’opération électorale et assombrissent l’image de marque du champ politique national. Le défi que devrait relever le pays est beaucoup plus sérieux et capital que les facéties de certains « leaders » politiques saugrenus !
L’article Un nouvel Exécutif en gestation ! est apparu en premier sur ALBAYANE.
Auteur: M’hammed rahal
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.