Le 24 février 1971, 48 ans déjà, une commémoration qui fait date dans l’histoire du peuple algérien, un événement qui ne peut être anodin car tout cela est porteur de sens, nous explique B. M., cadre syndicaliste rencontré au siège de l’union de wilaya l’UGTA de Mascara, une réunion préparatoire de la célébration du double anniversaire du 24 février dans un contexte politique particulier marqué par l’élection présidentielle du 18 avril, une évaluation des mesures économiques prises par l’Etat ainsi que l’examen de la situation économique sur tous les plans depuis 1999 date de l’investiture du Président Abdelaziz Bouteflika à la magistrature suprême du pays. Au-delà de la production d’hydrocarbures, l’Algérie continue de s’imposer comme acteur majeur sur la scène énergétique mondiale, 48 ans après le recouvrement de la souveraineté nationale sur ce secteur. Pour l’histoire, la décision du 24 février 1971 à Hassi Messaoud, plus important gisement algérien de pétrole, de nationaliser les hydrocarbures portait notamment sur l’acquisition par l’Algérie d’au moins 51% des intérêts des sociétés concessionnaires françaises qui opéraient dans le sud du pays.
Tous les intérêts miniers liés aux gisements de gaz naturel ainsi que tous les intérêts détenus dans les sociétés de transport d’hydrocarbures ont été aussi repris dans le cadre de cette décision stratégique, explique ce professeur de sciences sociales à l’université Mustapha-Stambouli de Mascara. Quinze ans auparavant, en 1956, la France avait découvert les champs pétrolifères de Hassi Messaoud, elle avait alors accepté de coopérer avec l’Algérie pour mettre en valeur les hydrocarbures du Sahara, ajoute-t-il en substance, car l’indépendance formelle n’est pas l’indépendance réelle. Mascara, à l’instar des autres régions, se remémore et commémore un événement d’une grande dimension historique. Le bilan des réalisations économiques et sociales est plus que flatteur et traduit les grands changements qu’a connus l’Algérie depuis la fin de la décennie noire et le retour de la paix et de la sécurité après l’effet de la concorde civile et de la réconciliation nationale voulue par le peuple et prônée par le Président Abdelaziz Bouteflika. Les jeunes générations ont fait preuve d’une maturité étonnante à plus d’un titre eu égard au degré de conscience politique qu’ils affichent en abordant les sujets d’ordre économique et social. Leur fierté n’a d’égal que la hauteur de cet événement historique et ils tiennent à le dire haut et fort tant l’amour pour la patrie prend le dessus et ils ne sont pas dupes et crédules, comme seraient tentés de le dire certains de leurs aînés qu’ils respectent. Ils veulent gagner la bataille de l’édification nationale, notamment depuis plus d’une décennie grâce à la politique sage du Prédisent de la République et son vaste programme de développement mené tous azimuts. Il suffit, nous confie Sofiane, un jeune étudiant en droit commercial à l’université de Mascara, de voyager pour constater de visu tous les changements, aussi bien en milieu urbain que rural et il cite, à titre d’exemple, l’université où il est inscrit, et il y a une université pratiquement dans chaque chef-lieu de wilaya.
A. Ghomchi

Auteur: elmoudjahid
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