Cette situation a entraîné une propagation généralisée de décharges sauvages sur l’ensemble du territoire de la wilaya.
En dépit de tous les efforts consentis par les pouvoirs publics, la wilaya de Sidi Bel-Abbès éprouve encore beaucoup de difficultés à faire face à la gestion et au traitement des déchets ménagers et assimilés, dont la quantité collectée quotidiennement dans la wilaya est estimée à 500 tonnes et 200 tonnes au chef-lieu de wilaya, et ce, en plus de la mauvaise gestion de la collecte des déchets des différentes communes de la wilaya, a indiqué la direction de wilaya de l’environnement. À ces failles, s’ajoutent également le manque de moyens, notamment les équipements nécessaires de collecte des déchets pour certaines communes, et l’absence d’installations classées pour la gestion des déchets au cours de ces dernières années. Ceci a entraîné une propagation généralisée de décharges sauvages sur l’ensemble de la wilaya, et ce, en raison explique-t-il, de l’absence de plans communaux de gestion des ordures des APC, de tris sélectifs des déchets et de l’indisponibilité d’assiettes foncières pour la réalisation de projets de centres d’enfouissement technique (CET) et de décharges publiques de déchets spéciaux et dangereux. À ce propos, l’on signale que “l’origine de ces types de déchets est l’activité industrielle de la wilaya où certains déchets spéciaux banals sont stockés dans les différents sites des entreprises industrielles, dont une grande quantité de boues provenant de la station d’épuration des eaux usées de l’Entreprise nationale des industries électroniques (Enie) et une autre quantité non négligeable de boues résultant d’épuration d’eau contaminée avec du cyanure, dont une quantité de 72 tonnes est stockée au niveau de l’Entreprise de machinisme agricole (CMA) de Sidi Bel-Abbès”. Et d’ajouter : “Aussi, la présence de 50 transformateurs électriques en pannes contenant de l’huile diélectrique stockés au sein de certaines entreprises, et autres déchets des produits phytosanitaires et de pesticides entreposés dans des entrepôts des CCLS des communes de Sidi Bel-Abbès, Mustafa-Bin Ibrahim, Tabia et Mezaourou ainsi que des déchets spéciaux en quantités variables de fer, aluminium, plastique…”. S’agissant des perspectives d’avenir pour la gestion des différents types de déchets, la direction de wilaya de l’environnement s’attelle à concrétiser d’une manière réelle la stratégie nationale en matière de gestion intégrée des déchets, notamment le lancement de projets et la gestion de déchets de divers types afin d’éliminer les décharges sauvages. Il s’agit de la réalisation de trois CET et quatre décharges publiques contrôlés, deux unités de tri des déchets ménagers et de transformation des déchets organiques en engrais au niveau du CET de Sidi Bel-Abbès dans le cadre d’un partenariat algéro-belge, la création d’une station de traitement de lixiviats par l’Agence nationale des déchets et l’accompagnement des entreprises dans les opérations de traitement et d’élimination des déchets spéciaux et dangereux qu’elles produisent.
A. BOUSMAHA
Cette situation a entraîné une propagation généralisée de décharges sauvages sur l’ensemble du territoire de la wilaya.
En dépit de tous les efforts consentis par les pouvoirs publics, la wilaya de Sidi Bel-Abbès éprouve encore beaucoup de difficultés à faire face à la gestion et au traitement des déchets ménagers et assimilés, dont la quantité collectée quotidiennement dans la wilaya est estimée à 500 tonnes et 200 tonnes au chef-lieu de wilaya, et ce, en plus de la mauvaise gestion de la collecte des déchets des différentes communes de la wilaya, a indiqué la direction de wilaya de l’environnement. À ces failles, s’ajoutent également le manque de moyens, notamment les équipements nécessaires de collecte des déchets pour certaines communes, et l’absence d’installations classées pour la gestion des déchets au cours de ces dernières années. Ceci a entraîné une propagation généralisée de décharges sauvages sur l’ensemble de la wilaya, et ce, en raison explique-t-il, de l’absence de plans communaux de gestion des ordures des APC, de tris sélectifs des déchets et de l’indisponibilité d’assiettes foncières pour la réalisation de projets de centres d’enfouissement technique (CET) et de décharges publiques de déchets spéciaux et dangereux. À ce propos, l’on signale que “l’origine de ces types de déchets est l’activité industrielle de la wilaya où certains déchets spéciaux banals sont stockés dans les différents sites des entreprises industrielles, dont une grande quantité de boues provenant de la station d’épuration des eaux usées de l’Entreprise nationale des industries électroniques (Enie) et une autre quantité non négligeable de boues résultant d’épuration d’eau contaminée avec du cyanure, dont une quantité de 72 tonnes est stockée au niveau de l’Entreprise de machinisme agricole (CMA) de Sidi Bel-Abbès”. Et d’ajouter : “Aussi, la présence de 50 transformateurs électriques en pannes contenant de l’huile diélectrique stockés au sein de certaines entreprises, et autres déchets des produits phytosanitaires et de pesticides entreposés dans des entrepôts des CCLS des communes de Sidi Bel-Abbès, Mustafa-Bin Ibrahim, Tabia et Mezaourou ainsi que des déchets spéciaux en quantités variables de fer, aluminium, plastique…”. S’agissant des perspectives d’avenir pour la gestion des différents types de déchets, la direction de wilaya de l’environnement s’attelle à concrétiser d’une manière réelle la stratégie nationale en matière de gestion intégrée des déchets, notamment le lancement de projets et la gestion de déchets de divers types afin d’éliminer les décharges sauvages. Il s’agit de la réalisation de trois CET et quatre décharges publiques contrôlés, deux unités de tri des déchets ménagers et de transformation des déchets organiques en engrais au niveau du CET de Sidi Bel-Abbès dans le cadre d’un partenariat algéro-belge, la création d’une station de traitement de lixiviats par l’Agence nationale des déchets et l’accompagnement des entreprises dans les opérations de traitement et d’élimination des déchets spéciaux et dangereux qu’elles produisent.
A. BOUSMAHA
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