
Un nouveau Code des marchés publics est en vigueur au Cameroun depuis le 20 juin 2018, mettant un terme à l’application d’une série de textes issus de la réforme du système de marchés publics depuis le 8 mars 2012 et qui avaient mis en suspens plusieurs dispositions du code du 24 septembre 2004. Un an et demi plus tard, le ministre délégué à la présidence chargé des Marchés publics (Minmap), Ibrahim Talba Malla se félicite des avancées. Mais, il rappelle aussi qu’il existe encore quelques goulots d’étranglement.
Le Minmap recense à cet effet, cinq principaux problèmes. Notamment, le montage approximatif et la transmission incomplète des dossiers soumis à l’avis des Commissions centrales de contrôle des marchés (CCCM), la perte de certains crédits budgétaires conséquemment au retrait de certains partenaires qui annulent les projets encore à la phase de passation, alors qu’ils devraient être normalement terminés selon le planning prévu par les accords de financement. Y figurent également le non-respect des délais réglementaires impartis aux différents acteurs concernés ; les lourdeurs et lenteurs constatées à chaque étape de la procédure donnant ainsi lieu au recours récurrent à la procédure de gré à gré.
Pour y remédier, Ibrahim Talba Malla vient de signer une circulaire qui précise des aménagements pour accélérer le traitement des dossiers soumis à l’appréciation des CCCM. Il s’agit de la mise en place d’un Secrétariat permanent, qui va servir de plateforme entre les différents maîtres d’ouvrage et maître d’ouvrages délégué. L’autre point concerne la recevabilité des dossiers transmis au CCCM. « Tout dossier soumis au contrôle d’une Commission centrale de contrôle des marchés devra être constitué dans le strict respect des dispositions pertinentes de l’article 39 du Code des marchés publics et, donc, parvenir au secrétariat permanent les jours ouvrables au plus tard à 12h », indique la circulaire du ministre Talba Malla.
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Auteur: Nasser Ngoume
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