Une conférence sur « Le rôle de l’encadrement culturel dans la lutte contre l’extrémisme et la promotion de la paix » a réuni, samedi à Oujda, une pléiade de chercheurs, d’académiciens et d’intellectuels.
Cette rencontre rentre dans le sillage des activités marquant la manifestation « Oujda capitale de la Culture arabe pour l’année 2018 », placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.
Les thématiques soulevées et développées à cette occasion par les différents intervenants ont trait notamment au rôle de l’encadrement culturel dans la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme et dans la promotion de la paix, compte tenu de la grande capacité de la culture à donner un sens aux comportements et de son efficacité dans l’établissement de liens fondés sur la compréhension, le dialogue et la gestion des différences.
L’événement, organisé par le ministère de la Culture et auquel ont participé des chercheurs universitaires et des intellectuels de divers horizons et disciplines scientifiques, a servi ainsi de cadre pour analyser et apporter certaines réponses à des questions liées à la promotion d’une culture de la paix, de la modération et du juste-milieu par le biais d’un encadrement religieux et culturel, et au rôle des programmes culturels dans la formation du capital humain, la lutte contre l’extrémisme, et le renforcement du dialogue et la cohésion sociale.
Le Secrétaire général du ministère de la Culture, Abdelilah Afifi, a fait remarquer à cette occasion que la culture, avec toutes ses formes et manifestations, fait référence à l’édification commune et l’intégration de la diversité et des différences, dans un cadre de respect, de liberté, de raison et de créativité.
En ce sens, a-t-il poursuivi, toutes les causes de l’extrémisme et des conflits entre individus et groupes découlent de déviations et d’aptitudes qui n’ont rien avoir avec la culture, la civilisation et le bien.
M. Afifi a affirmé à cet égard qu’une stratégie culturelle clairvoyante est celle qui fait de l’encadrement culturel un outil pratique à même de favoriser la consécration des valeurs de modération et du juste-milieu, la lutte contre l’extrémisme et la gestion des différences.
Et d’ajouter dans ce contexte que le ministère de la Culture, par le biais de programmes d’aide publique à la scène culturelle, entend faire de la société civile un partenaire essentiel dans la revitalisation de la vie publique à travers une production culturelle ciblée, compatible avec l’esprit des constantes nationales, telles que définies dans la Constitution du Royaume.
Pour ce responsable du ministère de la Culture, les composantes de la société civile sont également considérées comme partenaire indispensable dans le rayonnement des valeurs de respect de la diversité culturelle et de dialogue entre les cultures, et dans la promotion de liens de coopération et de communication entre elles.
De son côté, le directeur de la culture à l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), Najib Ghiati, a relevé que l’ISESCO avait non seulement participé aux efforts internationaux dans ce domaine, mais avait également lancé, en tant que centre d’expertise pour le monde islamique, l’élaboration d’une série de documents de référence visant à activer l’action culturelle commune contre les vagues de haine et pour décortiquer la pensée extrémiste et proposer des solutions proactives et préventives.
M. Ghiati a évoqué dans ce sillage un certain nombre de documents de référence pertinents, tels que le document sur le rôle culturel de la société civile pour la promotion du dialogue et de la paix, le plan d’action sur le renouvellement de la politique culturelle dans les Etats membres et son harmonisation avec les mutations internationales et un plan d’action visant à promouvoir le rôle de la médiation culturelle dans le monde islamique.
Cette rencontre scientifique qui s’est déroulée en présence notamment du wali de la région de l’Oriental et gouverneur de la préfecture d’Oujda-Angad, Mouad El Jamai et de plusieurs autres personnalités, est la dernière de la série de conférences ayant ponctué tout au long d’une année un programme riche en activités culturelle et artistique célébrant Oujda, Capitale de la Culture arabe.
Par sa richesse et sa diversité, ledit programme a permis de conforter le rayonnement culturel de la Cité millénaire, de la région de l’Oriental et du Maroc en général sur les plans maghrébin, arabe et international.
Organisé sous le signe « Oujda la millénaire, symbole de la culture arabe », l’événement « Oujda, capitale de la Culture arabe » prendra fin le 29 mars par une cérémonie grandiose.
Auteur: Soufiane ELAHMAR
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