La part assurée par les ménages est estimée à 30%

Le Forum des alternatives Maroc et la Coalition marocaine de l’éducation pour tous viennent de lancer un appel à consultation pour l’élaboration d’une étude sur le financement de l’éducation au Maroc. A travers cette étude, il s’agira d’établir un état des lieux de la mise en œuvre de la réforme de la loi-cadre et de présenter et analyser les modes de financement du système de l’enseignement au Maroc.

Les deux ONG estiment qu’«une année de scolarisation supplémentaire, c’est 10% d’augmentation des revenus d’une personne et surtout 1% de PIB annuel de gagné si cette action est généralisée». Selon les deux associations, en consacrant 6 à 7% de leur richesse nationale à l’éducation, les pays développés de l’OCDE parviennent à assurer pour leurs jeunes une moyenne de 15 années de scolarisation de bonne qualité. A l’inverse, dans les pays en développement, où la démographie galopante accroît lourdement les besoins, et la faiblesse de la base fiscale limite les ressources financières publiques, le financement de l’éducation se trouve impacté. «Au Maroc, le financement de l’éducation est très majoritairement fourni par l’Etat.

Celui-ci lui alloue 22% de son budget, soit 7% de son PIB national», relèvent les deux ONG en signalant que l’argent qu’alloue l’Etat au ministère de l’éducation nationale «n’en assure que le fonctionnement de base, et ne laisserait au final à notre ministère qu’une très faible marge de manœuvre pour mener à bien ses réformes et améliorer la qualité du système éducatif».

Le Forum des alternatives Maroc et la Coalition marocaine de l’éducation pour tous signalent que «89% de ce budget est consacré à la masse salariale, ce qui ne laisse au ministère que 11% de ce qu’il reçoit pour gérer le chantier pédagogique, accès à la scolarisation (construction, réhabilitation), équipement, digitalisation, formation des enseignants et une partie de l’appui social destiné aux enfants issus de familles à revenus modestes». Les deux associations pointent du doigt la part élevée du financement assuré par les ménages qui est estimée à 30%. Cette part est deux fois plus importante que la moyenne OCDE qui est autour de 16%, ce qui affecte lourdement le budget des ménages marocains, particulièrement ceux de la classe moyenne.

Auteur: ALM
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