Les citoyens nourrissent diverses aspirations qu’ils espèrent voir se réaliser après la prochaine élection, dont l’instauration d’une République démocratique. Le respect des libertés, une justice indépendante, l’éradication de la corruption et l’alternance au pouvoir seront des pratiques enracinées dans la société dans toute sa diversité.
Les forces de l’opposition auront leur mot à dire sans restriction et les opinions seront exprimées sans crainte d’une quelconque brimade ou répression. Autant de sujets de combat qui continuent d’être menés par les partis, les personnalités, les étudiants, les syndicalistes et tous les défenseurs des droits de l’homme qui n’ont pas cessé de dénoncer, ce qui est apparenté à un embrigadement de la société. À l’heure actuelle, il s’agit de couper l’herbe sous les pieds de tous ceux qui tentent de s’opposer à ce projet démocratique. Des forces extraconstitutionnelles ont effectivement manœuvré pour voler la victoire au peuple, et compliquer, voire entraver une transition démocratique et pacifique.  Il y a eu aussi diverses malheureuses initiatives, comme celle d’impliquer l’armée dans la sphère politique. En effet, même avec la promesse de protéger le mouvement populaire, certains n’ont pas hésité à inscrire dans leur agenda le plan de monter les manifestants contre des figures de l’institution militaire, comme l’ont montré les pancartes brandies, il y a des semaines. L’armée s’en est pourtant tenue à jouer son rôle constitutionnel sans plus, même si des voix se sont élevées pour lui attribuer des intentions qui ne sont pas les siennes, comme celle de vouloir donner des instructions au pouvoir judiciaire, qui ne fait que poursuivre les responsables de dilapidation de deniers publics ou ceux qui se seraient rendus coupables de corruption. Autant de chantiers qui sont d’actualité et qui ne sont pas entravés par l’organisation de l’élection, même si certains avaient proposé une pause, ce qui n’aurait été qu’une manière de faire gagner du temps à tous ceux qui ont soutenu les projets de la bande dans l’objectif de faire dévier le processus électoral de sa trajectoire. Or, on voit bien qu’une large majorité de la société (classe politique, personnalités nationales) est convaincue que l’issue à la crise actuelle passe par une présidentielle transparente et libre. Depuis le 3 juillet dernier, le chef de l’État, Abdelkader Bensalah, avait annoncé le maintien du calendrier de l’élection présidentielle, qui demeure une priorité.
    Ahmed Mesbah

Auteur: elmoudjahid
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