Plusieurs écoles touchées par la Covid-19

Hier, plus de 4 millions d’élèves des collèges et lycées ont fait leur rentrée. Un retour à hauts risques, notamment avec la hausse extraordinaire des cas de Covid-19.
En effet, alors qu’une nouvelle vague de la pandémie de coronavirus s’annonce très proche, la 2e phase de la rentrée scolaire 2020-2021 a bien eu lieu hier. Dans beaucoup d’établissements, la rentrée s’est déroulée dans des conditions normales, où les gestes barrières ont été plus ou moins respectés.
C’est le cas du lycée Aicha Oum El Mouminine à Hussein Dey (Alger). Distanciation sociale, prise de température et gel désinfectant à disposition ont été assurés en cette première journée de la rentrée. Mais ce n’est pas le cas partout.
Certains établissements n’ont pas été désinfectés, tandis que dans d’autres, de véritables foyers du virus y sont déclarés. D’après des enseignants et des syndicalistes, la situation serait très grave.
Dans la wilaya de Blida, région qui a vu le déclenchement de la pandémie dans le pays, plusieurs établissements sont touchés. Fraîchement rouverts hier, des lycées et des CEM comptabilisent déjà des cas. Pourtant, ils restent tout de même ouverts.
Il s’agit des lycées Houari Mahfoudh à Ouled Yaich, avec 3 cas parmi le personnel administratif. Toujours dans cette commune d’une densité démographique très importante, il est recensé un cas de Covid-19 dans le lycée des 520 Logements.
A quelques kilomètres plus loin, dans le quartier de Khezrouna, dans la commune de Beni Merad, il est comptabilisé 3 cas dans le lycée Heni Rabah. A Boufarik, où l’établissement hospitalier est débordé de cas, c’est au lycée Zidane Mohamed que 4 cas confirmés atteint de la Covid-19 sont comptabilisés.
Ce n’est pas tout ! En plein cœur de la ville de Blida, le CEM Mustapha Bencherchali compte 2 cas dans le staff administratif. Malgré cela, la rentrée a bien eu lieu. Les écoles primaires ne sont pas épargnées par cette pandémie.
Beaucoup d’enseignants en sont touchés. Toujours dans la wilaya de Blida, 3 cas sont confirmés à l’école Ahmed Abed, dans le quartier des Orangers en plein cœur de la ville des Roses. Une dizaine de cas est comptabilisée dans 3 autres écoles sises à Beni Merad, Oued El Alleug et Bouarfa. A Ain Temouchent, à l’ouest du pays, des cas sont confirmés dans l’école Malek Haddad.
Le maintien de ces écoles ouvertes est contraire aux recommandations du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de la covid-19, qui préconise la fermeture immédiate de l’établissement en question après la découverte d’un seul cas. Selon le Dr Mohamed Bekkat Berkani, le seuil de tolérance est zéro dans des cas pareils.
La crainte des cas contacts et d’une contamination en masse est la cause de cette fermeture d’une durée de 14 jours. Des syndicalistes avaient également mis en garde quant à l’insuffisance des moyens pour appliquer le protocole sanitaire.
Beaucoup d’écoles primaires n’auraient pas été désinfectées après le déroulement du référendum sur la révision de la Constitution. D’autres n’ont pas réussi à appliquer le protocole dans sa totalité pour cause de manque de moyens humains et financiers. Au lycée Aicha Oum El Mouminine à Hussein Dey, Alger, la situation était plus ou moins maîtrisée.
Financièrement, c’est le budget dédié à la restauration du 3e trimestre de l’année scolaire passée qui a été utilisé pour doter l’établissement en masques, gel hydroalcoolique et détergents. Ce n’est pas le cas de tous les établissements scolaires de la République. Les parents d’élèves de leur côté ne cachent pas leur inquiétude.
Par le biais de l’Organisation nationale des parents d’élèves, dirigée par Ali Benzina, ils ont appelé à la fermeture des écoles et à trouver les moyens adéquats pour palier à cette rupture de la scolarité. De plus, ce ne sont pas tous les parents d’élèves qui peuvent se permettre d’acheter des masques de protection et des gels désinfectants à leur enfant tout au long de l’année.
Selon des sources au ministère, la refermeture des écoles devraient avoir lieu. Toutefois, cela n’est pas possible pour le moment, étant donné que le président de la République, Abdelmadjid Tebboun, unique personne habilitée à prendre cette décision, est hospitalisé pour cause de Covid-19.
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Auteur: Anis Khecheba
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