Dès le 1er janvier 2020, les prix du transport des marchandises par voie terrestre sur les corridors Douala-Ndjamena et Douala-Bangui devraient changer. Cette résolution a été prise le 31 octobre 2019 au cours d’une réunion initiée par le Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun (SNTRC), et à laquelle ont pris part des transporteurs centrafricains et tchadiens. En effet, indique le syndicat, sur le corridor Douala-Bangui (Centrafrique), le coût de transport qui oscille entre 2,2 et 2,7 millions de FCFA sera porté à 3,5 millions de FCFA par camion. Sur le corridor Douala-Ndjamena (Tchad), le montant oscillant entre 2,4 et 2,9 millions de FCFA par camion, va passer à 4 millions de FCFA.
A en croire les patrons de ce secteur d’activités, les prix actuels ne favorisent pas l’épanouissement des transporteurs routiers. Depuis 2005, les prix des marchandises transportées ont augmenté alors que les transporteurs, eux, n’ont pas ajouté le coût de leurs prestations. « Plusieurs indicateurs justifient la hausse des prix du transport. Il y a dix ans par exemple, le sac de riz coûtait 13 000 FCFA. Aujourd’hui le même sac de riz coûte 22 000 FCFA. Entre-temps, les transporteurs ont maintenu les mêmes prix. Ceux que nous allons appliquer dès janvier sont des prix plancher en deçà desquels la profession n’est plus rentable », confie le président régional du SNTRC pour le Littoral, Raymond Moungang.
« Les patrons estiment qu’ils sont en train de mourir à petit feu. Ce problème de prix de transport qu’il va falloir payer pour les prestations réalisées en desservant le Tchad et la RCA est crucial pour le maintien en vie des transporteurs tchadiens, centrafricains et camerounais », martèle El Hadj Oumarou, transporteur camerounais et coordonnateur du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT).
Outre l’aspect sur la rentabilité, les transporteurs terrestres des marchandises déplore aussi la concurrence déloyale avec une présence de plus en plus inquiétante des transporteurs clandestins dans la profession. « Nous demandons à l’administration de faire quelque chose contre les transporteurs clandestins qui viennent blanchir l’argent. Nous les professionnels nous devons jouir de notre profession », rajoute Raymond Moungang.
Auteur: EcoMatin
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